Office français de la biodiversité

Stage - Appui à la démonstration de la compatibilité biodiversité-usages dans le réseau SINAPCE H/F

Référence : 2022/869
Affectation : Direction de la recherche et de l'appui scientifique
Résidence administrative : Pérols (34)
Poste à pourvoir le : 13/02/2023
Date limite de candidature : 28/11/2022

Information générale

Conditions d’emploi : Stage de 6 mois à pourvoir pour l’obtention d'un Bac+ 5 (niveau de diplôme visé)

L’Office français de la biodiversité (OFB) est né le 1er janvier 2020. Ce nouvel établissement public, placé sous la tutelle des ministres chargés de l’environnement et de l’agriculture, a été créé pour protéger et restaurer la biodiversité. Il intègre les missions, les périmètres d’intervention et les 2 800 agents de l’Agence française pour la biodiversité (AFB) et de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).

Il contribue, s'agissant des milieux terrestres, aquatiques et marins, à la surveillance, la préservation, la gestion et la restauration de la biodiversité, ainsi qu'à la gestion équilibrée et durable de l'eau en coordination avec la politique nationale de lutte contre le réchauffement climatique (loi n°2019-773 du 24 juillet).

Pour remplir ses missions, l’Office s’appuie sur les 2 800 agents qui composent des équipes pluridisciplinaires (inspecteurs de l’environnement, ingénieurs, vétérinaires, techniciens, personnels administratifs, etc.) réparties sur tout le territoire national. Il est organisé de façon matricielle pour prendre en compte tous les milieux, en transversalité, selon une articulation à trois niveaux :
- une échelle nationale où se définissent et se pilotent la politique et la stratégie de l’OFB (directions et délégations nationales) ;
- une échelle régionale où s’exercent la coordination et la déclinaison territoriale (directions régionales) ;
- des échelons départementaux et locaux, de mise en œuvre opérationnelle et spécifique (services départementaux, antennes de façade, parcs naturels marins, etc.).

Dans le cadre de la stratégie nationale pour les aires protégées (SNAP) 2021-2030 (https://ofb.gouv.fr/la-strategie-nationale-pour-les-aires-protegees), l’objectif 3 vise à accompagner les activités durables au sein du réseau d’aires protégées. Le plan d’actions national 2021-2023 de la SNAP prévoit, au sein de la mesure 9 intitulée « Accompagner les usages compatibles avec les objectifs de conservation des aires protégées », une action visant à « mettre en place un réseau de sites de référence dans les aires protégées » présentant la compatibilité entre protection de la biodiversité et diverses activités humaines [agriculture, sylviculture, urbanisme/infrastructures (transport de personnes, de marchandises, d’information...), sports de nature, aquaculture et mariculture, pêche, chasse et cueillette (prélèvement d’individus sauvages), énergies (production et transport), extraction de matériaux (pierre, tourbe, sable, granulats, métaux précieux...) et modification des hydrosystèmes (transversale : pompage, endiguement, drainage, canalisation, rejets...)].
Un objectif de transfert et de diffusion des bonnes pratiques, au sein des réseaux d’aires protégées et en dehors, est associé à cette action. Cette action a été proposée par les têtes de réseaux d’aires protégées et par l’OFB, qui a été identifié comme pilote pour sa mise en oeuvre.

En 2022, les travaux menés dans le cadre de cette action, via notamment l’encadrement d’un stage de 6 mois par
l’OFB, ont permis de :
• préciser la définition retenue pour ce réseau de sites ;
• faire l’état des lieux d’un premier panel de sites existants pouvant entrer dans ce cadre (recensement et analyse
des forces, faiblesses et besoins) ;
• valoriser cet état des lieux via divers supports;
• faire des préconisations sur les suites à donner aux actions conduites sur la durée du stage.
Les sites de ce réseau, désormais dénommé Sites INnovants pour des Activités en aires Protégées
Compatibles avec les enjeux Ecologiques (SINAPCE), doivent réunir les caractéristiques suivantes :
• se trouver au sein d’un ou plusieurs réseaux d’aires protégées1 ;
• présenter un fort enjeu de compatibilité entre une ou plusieurs activité(s) humaine(s) et composante(s)
de la biodiversité (impacts de l’activité sur la biodiversité, bénéfices réciproques, manque de
connaissances important sur les interactions...) ;
• se démarquer, au choix :
- par l’exemplarité des solutions mises en place, qui peuvent être de nature diverse : développement
de pratiques plus vertueuses pour l’activité en présence, mise en place de modalités de gouvernance
spécifiques, proposition de formations aux enjeux de biodiversité pour les professionnels...) ;
- par une innovation (technique, technologique ou méthodologique, travail sur une activité
émergente...) ;
- par un programme de suivi ou de recherche approfondi (combinaison de nombreux protocoles, suivis
à long terme...).
• assurer un co-portage des actions, au minimum par le gestionnaire du site et un professionnel exerçant
l’activité concernée, notamment par le biais d’instances de dialogue multi-acteurs ;
• avoir une activité de diffusion effective ou a minima un potentiel de transfert des actions mises en place
sur le site, soit vers d’autres aires protégées, soit vers les socio-professionnels, soit vers les usagers ;
• comprendre un lieu de démonstration « visitable » sur lequel on peut se rendre pour observer
concrètement certaines des actions mises en place sur l’ensemble ou partie du site de référence, dans
le cadre d’une formation par exemple.

Mission

L’objectif du stage proposé est d’approfondir la question de la compatibilité entre activités humaines et composantes de la biodiversité, de préciser les besoins d’accompagnement des gestionnaires cherchant à démontrer cette compatibilité à l’aide de projets de recherche et développement, et d’aider à la construction d’un appel à projets de recherche sur ce sujet. Ce stage sera mené au sein de la DRAS, sur le site de Montpellier-Pérols. Il sera encadré par un binôme DRAS/DAP et sera suivi par un comité de pilotage composé de représentants OFB et de têtes de réseaux d’aires protégées.

Mission et livrable n°1 - Bibliographie et définition de la « compatibilité » dans le contexte du réseau SINAPCE (~1 mois)
➢ Recherches bibliographiques (articles scientifiques, littérature grise), bref état de l’art des connaissances sur la compatibilité activités humaines – biodiversité
➢ Proposition d’une définition de la compatibilité dans le cadre du réseau SINAPCE

Mission et livrable n°2 - Poursuite du travail mené dans le cadre du réseau SINAPCE sur les dispositifs R&D relatifs à la compatibilité activité/biodiversité (~2,5 mois)
➢ Etat des lieux des suivis en place et des besoins des gestionnaires en matière de R&D dans le réseau existant ainsi que dans de nouveaux sites pré-identifiés (enquêtes, rencontres)
➢ Elargissement du réseau avec de nouveaux sites intéressés par la caractérisation de la compatibilité activité/biodiversité et la mise en place de suivis scientifiques, avec un focus envisagé sur la compatibilité Energies renouvelables (ENR) - biodiversité
1 La liste des statuts de protection figurant dans la définition d'une "aire protégée" en France est disponible pages 60 et 61 de la SNAP.

Mission et livrable n°3 - Aide à la préparation d’un appel à projets de recherche (~1,5 mois)
➢ Identification des sujets de R&D dans le domaine de la compatibilité activité/biodiversité à même de fédérer gestionnaires et chercheurs
➢ Appui à la construction de l’appel à projets de recherche

Mission et livrable n°4 - Appui à l’animation globale du réseau (~1 mois)
➢ Contribution à une/deux sessions d’échanges/partage d’expériences au sein du réseau SINAPCE
➢ Contribution à des outils de valorisation d’expérience (audios, vidéos, plaquettes…)

Activités principales

- Bibliographie
- Enquêtes auprès de certains gestionnaires (entretiens ou questionnaires, à définir)
- Compilation d’informations, analyses, propositions d’actions
- Participation à diverses réunions (groupes de travail, CAP, …) pour partage des objectifs, de la méthode et des résultats
- Animation du Comité de Pilotage qui suivra ce stage
- Déplacement(s) éventuel(s) dans quelques aires protégées sur des sites existants

Compétences et qualités requises

Stage de fin d’études pour un diplôme de niveau Bac+5, cursus en écologie (formation universitaire, ingénieur agronome ou forestier, etc.).

Connaissances : 

- Connaissance des aires protégées françaises

-  Connaissance d’au moins un des usages concernés et de son lien avec la biodiversité

Savoir faire opérationnel : 

- Réaliser des entretiens

- Gérer des projets

- Synthétiser et analyser

Savoir-être professionnel :

- Capacité d’écoute, bon relationnel

- Capacités orales et rédactionnelles

- Travail en équipe et en transversalité

- Méthode, rigueur

- Autonomie.

Dépôt de candidature

Pour déposer une candidature, les documents suivants vous seront demandés :

  • CV
  • Lettre de motivation
  • Pour les non titulaires : diplôme le plus élevé obtenu
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