Positionnement hiérarchique : Sous l’autorité du chef du service ingénierie.
Conditions d’emploi : Emploi permanent à pourvoir soit par un fonctionnaire (détachement ou PNA) ou un agent déjà en CDI de droit public (portabilité envisageable) ; soit en CDD de 3 ans (Rémunération : à partir de 2 283 € brut par mois selon expérience professionnelle) + complément de rémunération de 40 % lié à l’affectation en outre-mer.
Durée minimale attendue sur le poste : 3 ans
L’Office français de la biodiversité (OFB), établissement public placé sous la tutelle des ministres chargés de l’Environnement et de l’Agriculture, a été créé le 1er janvier 2020 par la loi n° 2019-773 du 24 juillet 2019, pour protéger et restaurer la biodiversité.
Conformément à l’article L.131-9 du code de l’environnement, il « contribue, s'agissant des milieux terrestres, aquatiques et marins, à la surveillance, la préservation, la gestion et la restauration de la biodiversité ainsi qu'à la gestion équilibrée et durable de l'eau en coordination avec la politique nationale de lutte contre le réchauffement climatique », grâce au continuum de ses trois grandes missions complémentaires : « Connaître », « Accompagner », « Protéger ».
Pour remplir ses missions, l’OFB compte plus de 3 000 agents, dont plus des deux-tiers agissent sur le terrain dans l’Hexagone et dans les Outre-mer. Il s’appuie sur des équipes pluridisciplinaires : inspecteurs de l’environnement, ingénieurs, experts, spécialistes, vétérinaires, techniciens, personnels scientifiques, techniques et administratifs…
L’établissement est organisé de façon matricielle pour prendre en compte tous les milieux, en transversalité, selon une articulation à trois niveaux :
Doté d’un budget de plus de 600 M€, l’établissement dispose un Contrat d’objectifs et de performance pour la période 2026-2030 signé par les ministres le 12 décembre 2025, et d’un programme d’intervention pour la période 2026-2030, approuvé lors du Conseil d’administration du 12 mars 2026, qui s’inscrivent notamment dans le cadre des différents plans et stratégies dont s’est dotée la France (stratégie nationale pour la biodiversité, stratégie nationale pour les aires protégées, plan Eau dans les Outre-mer, stratégie nationale bas carbone, plan national d’adaptation au changement climatique, stratégie nationale pour la mer et le littoral, stratégie Ecophyto, plan national santé environnement, etc.) ou du nouveau règlement européen sur la restauration de la nature.
Situé dans le bassin caribéen, le Parc naturel marin de Martinique est le dernier né des Parcs naturels marins et le second plus grand. Il couvre une surface de 48 900 km². Il comprend ainsi toute la ZEE et tout le linéaire côtier de l’ile. Il est bordé par les eaux de Sainte-Lucie, de la Dominique, du Venezuela et de la Barbade et a pour objectif de contribuer à la connaissance du patrimoine marin ainsi qu’à la protection et au développement durable du milieu. Le Parc est constitué d'une équipe de personnels de l'Office français de la Biodiversité (OFB) et d'un Conseil de gestion, assemblée de 53 membres. L'équipe du Parc est organisée en deux services, opération et ingénierie, autour d’une équipe de direction. Le Parc fait partie de la Direction des Outre-Mer et collabore étroitement avec le sanctuaire Agoa, aire marine protégée des Antilles françaises pour la conservation des mammifères marins. Il fonctionne en réseau (animé par la Direction des aires protégées) avec les sept autres Parcs naturels marins.
Les filières Pêche et Aquaculture martiniquaises sont encore très artisanales, composées de nombreuses entreprises de petite taille, et font face à d’importants défis liés à la nécessaire modernisation des flottilles, aux changements globaux et à la raréfaction des ressources côtières. L’une des orientations du décret de création du Parc est de soutenir la pêche côtière artisanale et l’aquaculture.
Le chargé de mission « pêche et aquaculture » est en charge de la mise en œuvre d’actions relatives à la pêche et à l’aquaculture au bénéfice des objectifs du plan de gestion du Parc, notamment de ses finalités 6 et 7. Il pilote des projets visant à améliorer les connaissances sur les pratiques, leurs impacts sur le milieu marin et sur les ressources exploitées, à soutenir les professionnels du secteur dans le développement durable de leurs activités, et à sensibiliser l’ensemble des usagers aux enjeux liés aux activités de pêche.
Il apporte son expertise sur ces thématiques à l’ensemble de l’équipe du Parc afin d’optimiser les actions de sensibilisation, de contrôle des activités en mer, et d’appui technique aux services instructeurs des démarches d’autorisations liées aux activités sur le milieu marin.
Il est en charge de la construction des indicateurs d’évaluation de l’atteinte des objectifs du plan de gestion du Parc, notamment ceux des finalités 6 et 7.
Pour réaliser ces missions, il s’appuie sur une relation partenariale qu’il entretient avec les autres organismes en charge de ces sujets : Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins, Direction de la Mer, Collectivité Territoriale de Martinique, Ifremer, associations…
Gestion de projet : Le chargé de mission « pêche et aquaculture » assure le pilotage et le suivi, technique et financier, de plusieurs projets. En s’appuyant sur les outils et procédures dédiées, il élabore des actions visant à atteindre les objectifs du plan de gestion du Parc et les fait valider à l’équipe de direction, il monte des équipes-projet et supervise leurs tâches, il établit le budget de ses projets et est responsable de l’exécution des dépenses liées à ses projets et de leur suivi.
Ces actions peuvent être menées soit directement par l’équipe du Parc, soit dans le cadre de partenariats, soit par voie de prestation. Le chargé de mission est en charge de l’élaboration des documents contractuels liés à ces actions (marchés, contrats de coopération ou de subvention…).
Le chargé de mission devra s’approprier et développer certaines actions déjà initiées (étude sur l’écologie des oursins blancs, suivi de l’effet des cantonnements de pêche, accompagnement des pratiques de pêche à la senne, évaluation des impacts des rejets des cages aquacoles…) et en déployer de nouvelles suivant les priorités définies par le plan de gestion du Parc et les plans d’action annuels validés par le conseil de gestion, et les échanges avec les parties prenantes de la pêche et de l’aquaculture martiniquaises.
Expertise : Le chargé de mission « pêche et aquaculture » analyse les dossiers soumis à l’avis du Parc (démarches d’autorisation administrative, projets de politiques publiques ou de réglementations) ou les projets soumis à une demande de financement de l’OFB, afin d’évaluer leur cohérence avec les objectifs du plan de gestion du Parc.
Il assiste et conseille l’équipe de direction du Parc sur les thématiques pêche et aquaculture, par la rédaction de notes de synthèse et de rapports.
Représentation : Le chargé de mission « Pêche et Aquaculture » représente l’équipe du Parc dans les instances et réunions liées à ses thématiques, en externe (comités de pilotage de projets portés par des tiers, commission cultures marines…) comme en interne à l’OFB (réseau thématique Pêche et aquaculture). Il entretien un bon relationnel avec les acteurs socio-économiques de la pêche professionnelle et de l’aquaculture martiniquaise, propice à la mise en place d’actions partenariales au service du développement durable de ces filières.
Le chargé de mission « pêche et aquaculture », comme l’ensemble des agents du l’équipe du Parc, contribue ponctuellement aux évènements et actions portées par d’autres membres de l’équipe.
Relations internes :
Relations externes :
Fonctionnaire de catégorie A ou contractuel détenteur d'un diplôme de niveau Bac+5 (master 2).
Diplôme d’ingénieur agronome option halieutique ou diplôme d’ingénieur équivalent, ou diplôme de Master lié à la gestion des activités et / ou des ressources en mer ;
5 ans d’expérience minimum dans des missions équivalentes
Connaissances :
Savoir-faire opérationnel :
Savoir-être professionnel :
Pour déposer une candidature, les documents suivants vous seront demandés :