Office français de la biodiversité

STAGE Analyse des données sur la contamination chimique des milieux marins en France et en Corse H/F

Référence : 2026/4682
Affectation : Direction de la police et du permis de chasser
Résidence administrative : Brest (29)
Date limite de candidature : 30/11/2026

Information générale

Positionnement hiérarchique : Sous l’autorité du Chef de service « Fonctionnement, préservation et restauration des écosystèmes aquatiques »

Intitulé complet de l'offre de stage : Analyse et structuration des données sur la contamination chimique diffuse des milieux marins en France hexagonale et en Corse H/F

Conditions d’emploi : Stage de 6 mois à pourvoir pour l’obtention BAC + 5  (niveau de diplôme visé)

L’Office français de la biodiversité (OFB), établissement public placé sous la tutelle des ministres chargés de l’Environnement et de l’Agriculture, a été créé le 1er janvier 2020 par la loi n° 2019-773 du 24 juillet 2019, pour protéger et restaurer la biodiversité.

Conformément à l’article L.131-9 du code de l’environnement, il « contribue, s'agissant des milieux terrestres, aquatiques et marins, à la surveillance, la préservation, la gestion et la restauration de la biodiversité ainsi qu'à la gestion équilibrée et durable de l'eau en coordination avec la politique nationale de lutte contre le réchauffement climatique », grâce au continuum de ses trois grandes missions complémentaires : « Connaître », « Accompagner », « Protéger ».

Pour remplir ses missions, l’OFB compte plus de 3 000 agents, dont plus des deux-tiers agissent sur le terrain dans l’Hexagone et dans les Outre-mer. Il s’appuie sur des équipes pluridisciplinaires : inspecteurs de l’environnement, ingénieurs, experts, spécialistes, vétérinaires, techniciens, personnels scientifiques, techniques et administratifs…

L’établissement est organisé de façon matricielle pour prendre en compte tous les milieux, en transversalité, selon une articulation à trois niveaux :

  • une échelle nationale et internationale, où se définit et se pilote la politique de l’OFB (directions et délégations nationales) ; 
  • une échelle régionale, où s’exercent la coordination et la déclinaison territoriale (directions régionales et délégations de façade maritime) ; 
  • des échelons départementaux et locaux de mise en œuvre opérationnelle et spécifique (services départementaux, parcs naturels marins, sanctuaire Agoa, réserves et territoires, etc.), appuyés par des brigades mobiles d’intervention et des unités spécialisées.

Doté d’un budget de plus de 600 M€, l’établissement dispose un Contrat d’objectifs et de performance pour la période 2026-2030 signé par les ministres le 12 décembre 2025, et d’un programme d’intervention pour la période 2026-2030, approuvé lors du Conseil d’administration du 12 mars 2026, qui s’inscrivent notamment dans le cadre des différents plans et stratégies dont s’est dotée la France (stratégie nationale pour la biodiversité, stratégie nationale pour les aires protégées, plan Eau dans les Outre-mer, stratégie nationale bas carbone, plan national d’adaptation au changement climatique, stratégie nationale pour la mer et le littoral, stratégie Ecophyto, plan national santé environnement, etc.) ou du nouveau règlement européen sur la restauration de la nature.

La direction de la Recherche et de l’Appui Scientifique (DRAS) est l’une des deux directions « connaissance » de l’OFB, en charge de la recherche et de l’expertise sur les espèces, sur les milieux, leurs fonctionnalités et leurs usages, ainsi que sur les risques sanitaires en lien avec la faune sauvage. 

Entré en vigueur en août 2024, le Règlement européen sur la restauration de la nature (UE 2024/1991) fixe des objectifs de restauration des écosystèmes dégradés, notamment marins. Leur mise en œuvre nécessite de disposer de connaissances suffisantes sur l’état écologique des habitats et sur les pressions anthropiques susceptibles de les affecter.
Parmi ces pressions, les contaminations chimiques diffuses constituent un enjeu particulier en raison de la diversité des substances concernées, de leur répartition dans les milieux marins et de la difficulté à caractériser leurs effets sur les habitats benthiques. L’évaluation de ces effets et leur prise en compte dans l’analyse de l’état écologique des habitats nécessitent de mieux connaître les données disponibles, leur couverture spatiale et les lacunes existantes.
Un état de l’art est en cours afin de synthétiser les connaissances issues de la littérature scientifique sur les effets des contaminants chimiques sur les habitats benthiques marins. Il vise notamment à identifier les couples habitat × substance les mieux documentés, afin de caractériser les connaissances disponibles sur les effets écotoxicologiques et de mettre en évidence les lacunes de la littérature scientifique.

Mission

La/e stagiaire analysera les informations disponibles dans plusieurs bases de données nationales et européennes portant sur les contaminants en milieu marin (ex. EMODnet, Norman Network, SURVAL/Quadrige) ainsi que dans la littérature grise (ex. Archimer de l’Ifremer, MARLIN). Il/elle cherchera à caractériser la répartition et la structuration des connaissances disponibles sur la contamination chimique diffuse des milieux marins en France hexagonale et en Corse, à identifier les lacunes associées et à analyser dans quelle mesure ces connaissances peuvent être mises en regard des données relatives aux effets écotoxicologiques sur les habitats benthiques. Ce travail permettra de faire le lien, pour les substances sélectionnées, entre les concentrations environnementales et les effets observés dans la littérature en vue de contribuer à la réflexion sur des indicateurs de niveau de connaissance et de confiance quant aux effets observés sur les habitats benthiques. 

Activités principales

Le/a stagiaire aura notamment pour tâches de :

  • Recenser et caractériser les données disponibles dans les différentes bases de données relatives à la contamination chimique des milieux marins, en précisant notamment les contaminants recherchés, les compartiments échantillonnées, les zones géographiques couvertes, les périodes d’acquisition (types de contaminants, zones, milieux, dates etc.).
  • Identifier les lacunes et les hétérogénéités de connaissance, à la fois entre les contaminants, les zones géographiques et les compartiments environnementaux, afin de caractériser les secteurs et les substances les moins documentés.
  • Concevoir et renseigner une matrice de caractérisation des connaissances sur la contamination chimique, permettant de synthétiser et de comparer les informations disponibles selon différents critères et niveaux d’analyse.
  • Mettre en relation cette matrice avec une matrice des effets écotoxicologiques sur les habitats benthiques, développée en parallèle, afin de confronter les connaissances sur la présence des contaminants à celles relatives à leurs effets potentiels sur les organismes et les habitats.
  • Analyser les complémentarités et les décalages entre les connaissances disponibles sur la contamination et sur ses effets, afin d’identifier les contaminants, les zones et les compartiments pour lesquels les connaissances sont suffisantes, fragmentaires ou lacunaires.
  • Contribuer à la réflexion sur la construction d’indicateurs de niveau de connaissance et de confiance, à partir des résultats obtenus et des limites identifiées dans les données.
  • Rédiger un rapport de synthèse présentant la démarche méthodologique, les matrices produites, les principaux résultats et les perspectives d’utilisation pour l’évaluation des connaissances sur la contamination chimique et ses effets sur les habitats benthiques.

Relations liées au poste

Relations internes :

Agents du Service "écosystèmes aquatiques", PatriNat, Service SEMM DSUED.

Relations externes :

Gestionnaires et chercheurs en lien avec le sujet.

Compétences et qualités requises

Connaissances :

  • Écologie marine et fonctionnement des écosystèmes marins.
  • Gestion du milieu marin et enjeux liés à la qualité des milieux aquatiques.
  • Notions en chimie de l’environnement et/ou en écotoxicologie.
  • Connaissances en traitement, analyse et représentation des données.

Savoir-faire opérationnel :

  • Très bonne maîtrise d’Excel ou d’un outil équivalent pour organiser, structurer et analyser des données.
  • Capacité à rechercher, extraire, organiser et synthétiser des informations issues de sources variées.
  • Capacité à analyser des jeux de données et à produire des représentations synthétiques des résultats.
  • Bonnes capacités rédactionnelles en français ; bonne compréhension de l’anglais scientifique.

Savoir-être professionnel :

  • Rigueur scientifique et sens de l’organisation.
  • Esprit d’analyse et de synthèse.
  • Autonomie, curiosité et capacité à prendre des initiatives.
  • Capacité à rendre compte de son travail et à travailler en équipe.

Diplômes – Formation – Expérience :

Étudiant(e) en Master 2 dans un domaine pertinent pour le sujet : écologie marine, gestion du milieu marin ou des milieux aquatiques, écotoxicologie, chimie de l’environnement ou formation équivalente.

Conditions d'exercice / sujétions particulières

Recrutement en stage pour une période de 6 mois.

Dépôt de candidature

Pour déposer une candidature, les documents suivants vous seront demandés :

  • CV
  • Lettre de motivation
  • Pour les fonctionnaires uniquement : dernier arrêté de situation administrative ;
  • Pour les non titulaires : diplôme le plus élevé obtenu
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