Office français de la biodiversité

STAGE - Évaluation spatiale de l'état de conservation du loup en France H/F

Référence : 2026/4666
Affectation : Direction de la recherche et de l'appui scientifique
Résidence administrative : Pérols (34)
Poste à pourvoir le : 01/02/2027
Date limite de candidature : 20/11/2026

Information générale

Positionnement hiérarchique : Sous l’autorité de la Chargée de recherche Grands carnivores

Intitulé complet de l'offre de stage : Mise à jour de la métrique spatiale évaluant l’état de conservation de la population de loup en France sur la base de modèles d’occupation H/F

Conditions d’emploi : Stage de 4 mois à pourvoir pour l’obtention BAC + 4 (niveau de diplôme visé)

L’Office français de la biodiversité (OFB), établissement public placé sous la tutelle des ministres chargés de l’Environnement et de l’Agriculture, a été créé le 1er janvier 2020 par la loi n° 2019-773 du 24 juillet 2019, pour protéger et restaurer la biodiversité.

Conformément à l’article L.131-9 du code de l’environnement, il « contribue, s'agissant des milieux terrestres, aquatiques et marins, à la surveillance, la préservation, la gestion et la restauration de la biodiversité ainsi qu'à la gestion équilibrée et durable de l'eau en coordination avec la politique nationale de lutte contre le réchauffement climatique », grâce au continuum de ses trois grandes missions complémentaires : « Connaître », « Accompagner », « Protéger ».

Pour remplir ses missions, l’OFB compte plus de 3 000 agents, dont plus des deux-tiers agissent sur le terrain dans l’Hexagone et dans les Outre-mer. Il s’appuie sur des équipes pluridisciplinaires : inspecteurs de l’environnement, ingénieurs, experts, spécialistes, vétérinaires, techniciens, personnels scientifiques, techniques et administratifs…

L’établissement est organisé de façon matricielle pour prendre en compte tous les milieux, en transversalité, selon une articulation à trois niveaux :

  • une échelle nationale et internationale, où se définit et se pilote la politique de l’OFB (directions et délégations nationales) ; 
  • une échelle régionale, où s’exercent la coordination et la déclinaison territoriale (directions régionales et délégations de façade maritime) ; 
  • des échelons départementaux et locaux de mise en œuvre opérationnelle et spécifique (services départementaux, parcs naturels marins, sanctuaire Agoa, réserves et territoires, etc.), appuyés par des brigades mobiles d’intervention et des unités spécialisées.

Doté d’un budget de plus de 600 M€, l’établissement dispose un Contrat d’objectifs et de performance pour la période 2026-2030 signé par les ministres le 12 décembre 2025, et d’un programme d’intervention pour la période 2026-2030, approuvé lors du Conseil d’administration du 12 mars 2026, qui s’inscrivent notamment dans le cadre des différents plans et stratégies dont s’est dotée la France (stratégie nationale pour la biodiversité, stratégie nationale pour les aires protégées, plan Eau dans les Outre-mer, stratégie nationale bas carbone, plan national d’adaptation au changement climatique, stratégie nationale pour la mer et le littoral, stratégie Ecophyto, plan national santé environnement, etc.) ou du nouveau règlement européen sur la restauration de la nature.

La Direction générale déléguée à la Police, la Connaissance et l’Expertise (DGD PCE) est caractérisée par des missions régaliennes et scientifiques relatives aux milieux, aux espèces, aux pressions qu’elles subissent et à la surveillance – sous toutes ses formes – qu’imposent les réglementations internationales, européennes et nationales. La DGD PCE vise à renforcer les liens entre la connaissance et la police de l’environnement et à faire en sorte qu’elles contribuent à l’amélioration constante des politiques publiques et des comportements. Pour ce faire, les équipes qui la composent participent à la fois au pilotage national des activités dont elles ont la responsabilité et à la mise en œuvre en régie de ces activités (recherche, police, surveillance et cycle de la donnée), en vertu du principe de subsidiarité. Elles apportent également un appui aux directions régionales et à leurs services, ainsi qu’à la DGD mobilisation de la société.

La Direction de la Recherche et de l’Appui Scientifique (DRAS) a pour mission de mener une politique de recherche finalisée qui répond à des besoins opérationnels pour la mise en œuvre des politiques de préservation ou reconquête de la biodiversité : appui scientifique à la gestion des milieux et des espèces, à l’ingénierie de la restauration et à l’accompagnement des politiques sectorielles qui doivent intégrer ou se développer en synergie avec les enjeux environnementaux. La DRAS travaille de manière étroite avec la Direction Surveillance, Évaluation, Données (DSUED). Elle s’attache à répondre aux besoins de la Direction de la Police et du Permis de Chasser (DPPC) et de la DGD Mobilisation de la société. Elle mène aussi de nombreux projets en commun avec les services territoriaux.

Le service Conservation et Gestion des Espèces à Enjeux (SCGEE) est chargé d’appuyer l’OFB en termes de recherche et d’expertise sur la thématique des espèces à enjeux en métropole et dans les Outre-mer. Les enjeux concernent la conservation des espèces, la cohabitation entre espèces et activités humaines et les problématiques liées à l’installation des espèces exotiques.

Mission

Ce stage fait suite à l’article publié par Bauduin et al. (2025)* décrivant une métrique spatiale basée sur des modèles d’occupation pour caractériser l’état de la population de loups en France. En repartant des analyses publiées, plusieurs mises à jour et nouveaux développements sont souhaités.

* Bauduin, S., Gimenez, O., Drouet‐Hoguet, N., Louvrier, J., & Duchamp, C. (2025). Calibrating an occupancy metric to monitor elusive territorial species at large scale: Application to the grey wolf population in France. Ecological Solutions and Evidence, 6(4), e70165. https://doi.org/10.1002/2688-8319.70165
* Milleret, C., Duchamp, C., Bauduin, S., Kaerle, C., Pirog, A., Queney, G., & Gimenez, O. (2026). Estimating wolf population size in France using non-invasive genetic sampling and spatial capture-recapture models. Biological Conservation, 317, 111772. https://doi.org/10.1016/j.biocon.2026.111772

Activités principales

1) Produire les cartes de probabilités de présence et sorties de la métrique spatiale pour les années dont les données sont nouvellement disponibles.

  • Se familiariser avec la méthodologie et les scripts R de l’article de Bauduin et al. (2025)*.
  • Récupérer et formater les données de présence du loup pour les années non incluses dans l’article publié.
  • Utiliser les modèles d’occupation et la méthodologie de la métrique spatiale pour produire les résultats pour ces nouvelles années.

2) Comparer ces nouveaux résultats avec les nouvelles zones de présence permanence du loup (« ZPP ») et les nouvelles estimations d'effectif de la population.

  • Récupérer les données de ZPP et d’estimations d’effectifs pour les années non incluses dans l’article publié.
  • Comparer les résultats suivant la méthodologie de Bauduin et al. (2025)*.

3) Comparer les sorties de la métrique spatiale (pour les anciennes et nouvelles années) avec les cartes de présence produites par le Réseau Loup-Lynx.

  • Récupérer les cartes de présence du Réseau Loup-Lynx.
  • Développer et appliquer une méthode de comparaison entre les résultats.

4) Produire les cartes de probabilités de présence et sorties de la métrique spatiale pour les années incluses dans l’article publié (Bauduin et al. 2025)* en utilisant l'effort d'échantillonnage comme défini pour l’estimation d’effectif de la population de loups en France (Milleret et al. 2026)* et comparer avec les résultats utilisant la méthode publiée (Bauduin et al. 2025)*. 

  • Se familiariser avec l’estimation de l’effort d’échantillonnage de Bauduin et al. (2025)* et celle de Milleret et al. (2026)*.
  • Utiliser les modèles d’occupation et la méthodologie de la métrique spatiale en utilisant l’effort d’échantillonnage estimé par Milleret et al. (2026)* pour les années disponibles.
  • Analyse de sensibilité à développer et appliquer pour comparer les résultats obtenus avec les deux variables d’effort d’échantillonnages.

Relations liées au poste

Relations internes :

Agent.e.s du SEE impliqué.e.s dans l’article publié (Bauduin et al. 2025)*.
Contacts avec le Réseau Loup-Lynx de la Direction des Grands Prédateurs Terrestres (DGPT) qui est en charge de la base de données Loup.

Relations externes :

Contacts avec Cyril Milleret concernant l’effort d’échantillonnage utilisé.

Compétences et qualités requises

Connaissances :

  • Écologie.
  • Modèles statistiques.
  • Des connaissances sur les modèles d’occupation et notamment leur écriture en Bayésien seraient un plus.
  • Anglais : compréhension de l’écrit.
  • Recherche bibliographique.

Savoir-faire opérationnel :

  • Fortes compétences sur R requises (manipulation de données spatiales, de bases de données, production de cartes/figures, création de fonctions, etc.).

Savoir-être professionnel :

  • Autonome et proactif.ve.
  • Curieux.euse et motivé.e.
  • Organisé.e.

Diplômes – Formation – Expérience :

Titulaire d’une licence (ou équivalent) en écologie .

Conditions d'exercice / sujétions particulières

  • Stage en présentiel.

Dépôt de candidature

Pour déposer une candidature, les documents suivants vous seront demandés :

  • CV
  • Lettre de motivation
  • Pour les fonctionnaires uniquement : dernier arrêté de situation administrative ;
  • Pour les non titulaires : diplôme le plus élevé obtenu
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