Positionnement hiérarchique : Sous l’autorité de la Directrice régionale Bretagne et de la Cheffe de service Police de la Direction régionale Bretagne
Pilotage fonctionnel de Mikaël LE BIHAN & Armelle ANDRIEU
Intitulé complet de l'offre de stage : Etude sur les ripisylves et forêts alluviales sur des cours d’eau en têtes de bassin versant de référence en Bretagne H/F
Conditions d’emploi : Stage de 6 mois à pourvoir pour l’obtention BAC +5 (niveau de diplôme visé)
L’Office français de la biodiversité (OFB), établissement public placé sous la tutelle des ministres chargés de l’Environnement et de l’Agriculture, a été créé le 1er janvier 2020 par la loi n° 2019-773 du 24 juillet 2019, pour protéger et restaurer la biodiversité.
Conformément à l’article L.131-9 du code de l’environnement, il « contribue, s'agissant des milieux terrestres, aquatiques et marins, à la surveillance, la préservation, la gestion et la restauration de la biodiversité ainsi qu'à la gestion équilibrée et durable de l'eau en coordination avec la politique nationale de lutte contre le réchauffement climatique », grâce au continuum de ses trois grandes missions complémentaires : « Connaître », « Accompagner », « Protéger ».
Pour remplir ses missions, l’OFB compte plus de 3 000 agents, dont plus des deux-tiers agissent sur le terrain dans l’Hexagone et dans les Outre-mer. Il s’appuie sur des équipes pluridisciplinaires : inspecteurs de l’environnement, ingénieurs, experts, spécialistes, vétérinaires, techniciens, personnels scientifiques, techniques et administratifs…
L’établissement est organisé de façon matricielle pour prendre en compte tous les milieux, en transversalité, selon une articulation à trois niveaux :
Doté d’un budget de plus de 600 M€, l’établissement dispose un Contrat d’objectifs et de performance pour la période 2026-2030 signé par les ministres le 12 décembre 2025, et d’un programme d’intervention pour la période 2026-2030, approuvé lors du Conseil d’administration du 12 mars 2026, qui s’inscrivent notamment dans le cadre des différents plans et stratégies dont s’est dotée la France (stratégie nationale pour la biodiversité, stratégie nationale pour les aires protégées, plan Eau dans les Outre-mer, stratégie nationale bas carbone, plan national d’adaptation au changement climatique, stratégie nationale pour la mer et le littoral, stratégie Ecophyto, plan national santé environnement, etc.) ou du nouveau règlement européen sur la restauration de la nature.
La ripisylve désigne au sens large l'ensemble des peuplements forestiers et boisements linéaires situés aux abords d'un cours d'eau (Maire et al., 2026 ; Villard et al., 2025). La préservation et la restauration des ripisylves apparait essentielle pour améliorer l’état des masses d’eau, la biodiversité aquatique et terrestre ainsi que pour participer à l’adaptation de la Bretagne aux incidences du changement climatique.
La mission proposée vise à :
Ce travail s’inscrit dans le cadre des missions de l’OFB d’appui technique aux services de l’Etat, de rédaction d’avis techniques sur ces sujets et d’appui à la restauration des milieux aquatiques continentaux.
Phase 1 : Mars
1. Immersion dans le cadre du stage (missions de l’établissement, environnement professionnel).
2. Synthèse bibliographique et recherche documentaire sur les ripisylves et les forêts alluviales en Bretagne : Définition des ripisylves et forêts alluviales, typologie phytosociologique des ripisylves, fonctions écologiques en mettant l’accent sur le changement climatique, évolution historique, état actuel, lien avec l’état des masses d’eau, protocole d’études existant dont Ripascan, méthode de restauration des ripisylves/forêts alluviales) et sur le bois en rivières (protocole d’étude du bois au sein des lits mineurs, techniques d’apports volontaires de bois au sein des lits mineurs).
3. Proposition d’une définition d’une ripisylve fonctionnelle, d’une méthodologie pour caractériser les végétations des boisements alluviaux (par relevés phytosociologiques) en lien avec la mise en œuvre du protocole Ripascan, et d’un protocole pour caractériser avec précision le bois en rivière et ses effets à l’échelle stationnelle (en complément de la mise en œuvre du protocole ROHZACE).
Phase 2 : Avril-Juillet
4. Préparation de la phase de terrain (logistique, contact avec les partenaires, etc.) ;
5. Mise en œuvre du protocole d’étude des ripisylves Ripascan sur une trentaine de stations pré-localisées en tête de bassin versant, complété par des relevés phytosociologiques ; où sera déployé en parallèle le protocole d’étude ROHZACE sur les cours d’eau.
6. Saisie des données sur l’outil Ripascan et sur la plateforme des données ROHZACE (sous Grist).
Phase 3 : Juillet-Août
7. Rédaction du rapport universitaire.
8. Contribution à la rédaction d’une note technique synthétisant les recommandations techniques pour la préservation, la conservation et la restauration des ripisylves ainsi que sur les apports volontaires de bois en rivières à l’échelle de la région Bretagne.
Relations internes :
Relations externes :
Collaboration éventuelle avec les interlocuteurs de l’OFB : Enseignants chercheurs de l’Université de Rennes 2, Conservatoire Botanique de Brest, Forum des Marais Atlantiques, Technicien(ne)s rivière, Office National des Forêts (ONF).
Connaissances :
Savoir-faire opérationnel :
Savoir-être professionnel :
Diplômes – Formation – Expérience :
Etudiant en master 2 en écologie, sciences de l’environnement ou équivalent
Pour déposer une candidature, les documents suivants vous seront demandés :