Office français de la biodiversité

CDD HP - Chargé(e) de mission géomatique et diffusion des données H/F

Référence : 2026/4659
Affectation : Direction des aires protégées et des enjeux marins
Catégorie : A
Résidence administrative : Brest (29)
Poste à pourvoir le : 01/01/2027
Date limite de candidature : 02/11/2026

Information générale

Positionnement hiérarchique : Sous l’autorité de Sous l’autorité de la cheffe de service SUM
Sous le management fonctionnel de la coordinatrice nationale du projet FEAMPA ARP

Conditions d’emploi : Emploi non permanent de 12 mois à pourvoir soit par un contractuel en contrat de projet (rémunération selon expérience professionnelle comprise entre 2 399 € et 3 134 € bruts mensuels), soit par un fonctionnaire en détachement sur contrat

 

L’Office français de la biodiversité (OFB), établissement public placé sous la tutelle des ministres chargés de l’Environnement et de l’Agriculture, a été créé le 1er janvier 2020 par la loi n° 2019-773 du 24 juillet 2019, pour protéger et restaurer la biodiversité.

Conformément à l’article L.131-9 du code de l’environnement, il « contribue, s'agissant des milieux terrestres, aquatiques et marins, à la surveillance, la préservation, la gestion et la restauration de la biodiversité ainsi qu'à la gestion équilibrée et durable de l'eau en coordination avec la politique nationale de lutte contre le réchauffement climatique », grâce au continuum de ses trois grandes missions complémentaires : « Connaître », « Accompagner », « Protéger ».

Pour remplir ses missions, l’OFB compte plus de 3 000 agents, dont plus des deux-tiers agissent sur le terrain dans l’Hexagone et dans les Outre-mer. Il s’appuie sur des équipes pluridisciplinaires : inspecteurs de l’environnement, ingénieurs, experts, spécialistes, vétérinaires, techniciens, personnels scientifiques, techniques et administratifs…

L’établissement est organisé de façon matricielle pour prendre en compte tous les milieux, en transversalité, selon une articulation à trois niveaux :

  • une échelle nationale et internationale, où se définit et se pilote la politique de l’OFB (directions et délégations nationales) ; 
  • une échelle régionale, où s’exercent la coordination et la déclinaison territoriale (directions régionales et délégations de façade maritime) ; 
  • des échelons départementaux et locaux de mise en œuvre opérationnelle et spécifique (services départementaux, parcs naturels marins, sanctuaire Agoa, réserves et territoires, etc.), appuyés par des brigades mobiles d’intervention et des unités spécialisées.

Doté d’un budget de plus de 600 M€, l’établissement dispose un Contrat d’objectifs et de performance pour la période 2026-2030 signé par les ministres le 12 décembre 2025, et d’un programme d’intervention pour la période 2026-2030, approuvé lors du Conseil d’administration du 12 mars 2026, qui s’inscrivent notamment dans le cadre des différents plans et stratégies dont s’est dotée la France (stratégie nationale pour la biodiversité, stratégie nationale pour les aires protégées, plan Eau dans les Outre-mer, stratégie nationale bas carbone, plan national d’adaptation au changement climatique, stratégie nationale pour la mer et le littoral, stratégie Ecophyto, plan national santé environnement, etc.) ou du nouveau règlement européen sur la restauration de la nature.

Dans le cadre des missions confiées à l’OFB sur les milieux marins, différents services  :

  • apportent un appui technique à la mise en œuvre de la directive cadre stratégie pour le milieu marin (DCSMM),  des directives Nature sur le milieu marin et à la protection de la biodiversité (service SUM de la DAPEM et SEMM de la DSUED),
  • apportent un appui à la gestion des aires marines protégées (service d’appui aux aires protégées en gestion directe et aux AMP de la Direction des aires protégées)
  • au développement d’outils d’aide à la gestion et aux analyses économiques et sociales notamment en vue de la mobilisation des acteurs économiques et des usagers de loisirs fréquentant les milieux marins (direction acteurs et citoyens). 
  • apportent leur  expertise concernant les interactions entre les activités maritimes exploitant la biodiversité marine (pêche, aquaculture, sports et loisirs en mer) et les milieux marins notamment sur les questions de captures accidentelles d’espèces protégées dans les engins de pêche (direction acteurs et citoyens).

La problématique des captures d’espèces protégées et de dégradation des habitats marins par les engins de pêche représente un enjeu majeur pour la préservation des écosystèmes marins. La France a pris des engagements de protection de ces espèces et habitats que ce soit au titre des Directives Nature (oiseaux et habitats-faune-flore) ou Directive cadre stratégie pour les milieux marins. 
Les directives « nature » (directive habitats-faune-flore DHFF et directive oiseaux-DO) et la Directive cadre stratégie pour le milieu marin (DCSMM) requièrent la mise en œuvre d’analyse de risque pour les activités de pêche maritime professionnelle (ARP) de porter atteinte aux objectifs de conservation pour les espèces d’intérêt communautaire (EIC) et les habitats d’intérêt communautaire (HIC) (article L. 414-4 du code de l’environnement). 
Ces analyses sont cadrées par la DEB et la DGAMPA (Gouvernement Français 2022) et par 2 méthodes (pour les espèces et pour les habitats) élaborées par l’OFB et PatriNat sous le pilotage des ministères en charge de la pêche et de l’écologie en lien avec les organismes scientifiques et professionnels de la pêche (AFB et al, 2019, OFB et al, 2021). Les ARP sont menées à l’échelle biogéographique pour les EIC puis à l’échelle des sites pour les EIC et les HIC. 
Le travail a été réalisé (ou est en cours) pour les HIC pour 75 sites (sur 125 ayant une partie marine significative). Il reste à mener pour les EIC les analyses à l’échelle biogéographique ainsi que pour la quasi-totalité des sites Natura 2000 concernés. 
Les connaissances disponibles à l’échelle française et internationale font état de risques de captures d’oiseaux, de mammifères marins, de tortues marines et de poissons migrateurs dans les engins de pêches sur les façades maritime métropolitaines (ICES 2021 & 2022, OFB 2022). En outre, suite aux nombreux échouages de petits cétacés, observés en particulier en hiver dans le golfe de Gascogne depuis l’hiver 2016/2017, la commission européenne a entamé une procédure de pré-contentieux vis-à-vis de la France (ainsi que d’autres Etats membres). Cette dernière pointe notamment l’absence de mise en œuvre de ces ARP sur l’ensemble des sites Natura 2000 ainsi que des manquements de la France à ses obligations concernant la protection des espèces marines protégées (DO et annexe IV de la DHFF). 
Le gouvernement français s’est engagé auprès de la commission européenne (ainsi que dans les programmes de mesures des Documents Stratégiques de Façade – DSF ) à réaliser l’ensemble des ARP d’ici fin 2026.

Pour mettre en œuvre cette méthode et répondre aux engagements pris par l’Etat, l’OFB a lancé plusieurs projets européens ambitieux portant sur la réalisation de tests de dispositifs de réduction des captures d’espèces protégées (Projet Life Espèces marines mobiles en cours d’instruction), l’observation des captures accidentelles à bords des fileyeurs du Golfe de Gascogne via l’observation électronique (caméras) (projet Obscame+) et la mise en œuvre de la méthode nationale d’analyse des risques (Projet FEAMPA ARP – objet de la présente fiche de poste). Ce projet ARP bénéficie d’un financement européen du Fonds européen pour les affaires maritimes, la pêche et l’aquaculture (FEAMPA), sur la période 2023-2026. Il s’inscrira donc dans le cadre d’un tel financement (obligation de publicité sur les sources de financement, rapportage technique, administratif et financier…).

Mission

Dans le cadre du projet FEAMPA ARP, est en charge de la réalisation des travaux nécessaires à la diffusion de toutes les données du projet et analyses spatiales. Son travail sera mené en étroite articulation avec le.la chargée de mission géomatique, les autres chargés de mission de l’équipe projet et les 9 autres organismes partenaires.

Activités principales

Le ou la Chargé(e) de mission géomatique et diffusion des données assure les activités suivantes :

  • Assurer le maintien des scripts R existants (mise à jour et correction des bugs) ; pour la production des cartographies et des synthèses de données nécessaires à la réalisation des ARP des HIC et EIC et du rapportage biannuel sur l’état d’avancement de ces ARP.
  • Travaux relatifs à la diffusion des données : transformation et standardisation de données, production de tables requêtables et de chaine de production, bancarisation.
  • Mise à jour des analyses spatiales de risque de captures d’espèces protégées (EIC) et de risque de porter atteinte aux objectifs de conservation des habitats marins (HIC) suivant la méthode nationale, en équipe avec le chargé de mission géomatique et données
  • Mise à jour des atlas cartographiques sous R pour mettre à disposition ces analyses spatiales, en équipe avec le chargé de mission géomatique et données
  • Appuyer les équipes de coordination sur les productions géomatiques/ sectorisation du risque et le cas échéant des mesures répondant aux sollicitations des partenaires et des services de l’état
  • Contribution technique et géomatique au rapportage biannuel sur l’état d’avancement des ARP HIC et EIC (indicateurs) en lien avec les équipes de coordination et le chargé de mission géomatique et données
  • Intégration et bancarisation des nouvelles données disponibles pour la réalisation des ARP
  • Intégration des résultats des ARP dans la base de données des Aires Marines Protégées (BDAMP)
  • Suivi et contribution aux travaux réalisés dans le cadre de la rédaction du plan de gestion des données
  • Participer et contribuer techniquement aux instances de gouvernance et d’animation des analyses de risques pêche aux échelles nationales et de façade maritime.

Livrables :

  • Plan de gestion des données mobilisées dans le cadre du projet
  • Fiches métadonnées des différentes couches de données produites (ARP habitats et espèces) dans le cadre du projet en lien avec les autres chargés de mission du projet.
  • Données du projet bancarisées et diffusées selon les standards OFB

Relations liées au poste

Relations internes :

  • L’ensemble de l’équipe projet ARP (niveau national et niveaux territoriaux au sein des Parcs naturels marins et des Délégations de façade maritime), les collègues du Service SUM et en particulier les équipes en charges des projets OBSCAMe+ et Life EMM, la chargée de mission « Pêche et usages maritimes » et le chargé de mission » protection de la biodiversité ».
  • La direction Surveillance, Evaluation, Données 

Relations externes :

-    Ensemble des partenaires et prestataires nationaux du projet :

  • Comités national et régionaux des pêches maritimes et des élevages marins
  • Office de l’environnement de la Corse (OEC), Association du grand littoral Atlantique (AGLIA
  • Ministère en charge de la Mer/Direction générale des affaires marines, de la pêche et de l’aquaculture
  • Ministère de transition écologique/Direction de l’eau et de la biodiversité
  • Membres du groupe de travail national « captures accidentelles » de petits cétacés
  • Membres des groupes de travail nationaux « analyse de risque pêche espèces et habitats »
  • Organismes scientifiques : Observatoire PELAGIS/Université de La Rochelle, MNHN, GISOM.

-    Autres Partenaires du projet, et dans le cadre de l’appui correspondant apporté :

  • Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la MER (IFREMER). 
  • GIS Valpena
  • Services déconcentrés de l’Etat DIRM et DREAL 

Profil recherché

Niveau de diplôme requis : 

Être titulaire d’un diplôme de niveau bac +5 (master ou équivalent) dans le domaine de l’analyse spatiale/biostatistique et d’une expérience dans de domaine. Formation pluridisciplinaire portant sur l’écologie marine, l’halieutique et/ou en politiques publiques maritime appréciée. 

Compétences et qualités requises

Connaissances :

-    Formation et expérience en analyse de données (dont spatiales) indispensable
-    Formation et expérience avancée en programmation sous R indispensable 
-    Bonne connaissance des traitements géomatiques de manipulation spatiale de données et des outils de gestion de données de type PostgreSQL.
-    Formation ou expérience complémentaires appréciées en :

  • Sciences halieutiques et/ou écologie marine
  •  Analyse et compréhension des activités de pêche maritime et de leurs interactions avec les espèces protégées
  • Connaissance des politiques publiques de préservation de la biodiversité marine (DCSMM, DHFF etc.)
  • Connaissances de la pêche maritime française et de son contexte

Savoir-faire opérationnel :

  • Analyse de données spatiales
  • Programmation sous R : autonomie pour le développement de scripts et débogage, connaissance des packages ggplot2, sf et dplyr. Analyses statistiques quantitatives et qualitatives (type modèle linéaire, analyses multivariées, etc.)
  • Capacité rédactionnelle et de synthèse

Savoir-être professionnel :

  • Sens du travail en équipe
  • Rigueur
  • Capacités d’initiative
  • Autonomie 
  • Capacité d’adaptation et de production dans des délais contraints

Conditions d'exercice / sujétions particulières

  • Déplacements à prévoir en train sur Paris et plus ponctuellement sur les trois façades maritimes métropolitaines,
  • Déplacements éventuels en Europe (groupe d’experts, séminaires Natura 2000…)

Dépôt de candidature

Pour déposer une candidature, les documents suivants vous seront demandés :

  • CV
  • Lettre de motivation
  • Pour les fonctionnaires uniquement : dernier arrêté de situation administrative
  • Pour les non titulaires : diplôme le plus élevé obtenu

Nous rejoindre, c'est aussi

Rejoindre l’Office français de la biodiversité, c’est aussi bénéficier de nombreux avantages vous garantissant des conditions optimales pour accomplir vos missions :

  • Protection sociale complémentaire obligatoire (sauf cas de dispense), avec participation de l’Office français de la biodiversité de 50% en moyenne.
  • Prise en charge des frais de transport en commun à hauteur de 75% dans la limite de 99 € par mois.
  • Forfait mobilité durable pour les trajets domicile-travail en vélo ou en covoiturage cumulable avec la prise en charge des frais de transports en commun.
  • Association des personnels proposant des activités sociales, culturelles, sportives et de loisirs, achats groupés (chocolat, produits artisanaux, etc.) à des tarifs attractifs. 
  • Indemnité forfaitaire de télétravail : 2,88 € par jour de télétravail dans la limite de 253,44 € par an.
  • Association des personnels proposant des activités sociales, culturelles, sportives et de loisirs, achats groupés (chocolat, produits artisanaux, etc.) à des tarifs attractifs. (NB : 3 mois d’ancienneté requise pour les contractuels). 
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