Office français de la biodiversité

Chargé-e de recherche en épidémiologie Coordinatrice maladies réglementées appui à la gestion H/F

Référence : 2026/4650
Affectation : Direction de la recherche et de l'appui scientifique
Catégorie : A
Résidence administrative : Brieux (01)
Statut du poste : Vacant
Poste à pourvoir le : 01/01/2027
Date limite de candidature : 14/11/2026

Information générale

Positionnement hiérarchique : Sous l’autorité du chef de service et chefs de service adjoints.

Conditions d’emploi : Emploi permanent à pourvoir soit par un fonctionnaire (détachement ou PNA) ou un agent déjà en CDI de droit public (portabilité envisageable) ; soit en CDD de 3 ans* (rémunération selon expérience professionnelle)

*Article L332-1 du code de la fonction publique

Durée minimale attendue sur le poste : 3 ans

L’Office français de la biodiversité (OFB), établissement public placé sous la tutelle des ministres chargés de l’Environnement et de l’Agriculture, a été créé le 1er janvier 2020 par la loi n° 2019-773 du 24 juillet 2019, pour protéger et restaurer la biodiversité.

Conformément à l’article L.131-9 du code de l’environnement, il « contribue, s'agissant des milieux terrestres, aquatiques et marins, à la surveillance, la préservation, la gestion et la restauration de la biodiversité ainsi qu'à la gestion équilibrée et durable de l'eau en coordination avec la politique nationale de lutte contre le réchauffement climatique », grâce au continuum de ses trois grandes missions complémentaires : « Connaître », « Accompagner », « Protéger ».

Pour remplir ses missions, l’OFB compte plus de 3 000 agents, dont plus des deux-tiers agissent sur le terrain dans l’Hexagone et dans les Outre-mer. Il s’appuie sur des équipes pluridisciplinaires : inspecteurs de l’environnement, ingénieurs, experts, spécialistes, vétérinaires, techniciens, personnels scientifiques, techniques et administratifs…

L’établissement est organisé de façon matricielle pour prendre en compte tous les milieux, en transversalité, selon une articulation à trois niveaux :

  • une échelle nationale et internationale, où se définit et se pilote la politique de l’OFB (directions et délégations nationales) ; 
  • une échelle régionale, où s’exercent la coordination et la déclinaison territoriale (directions régionales et délégations de façade maritime) ; 
  • des échelons départementaux et locaux de mise en œuvre opérationnelle et spécifique (services départementaux, parcs naturels marins, sanctuaire Agoa, réserves et territoires, etc.), appuyés par des brigades mobiles d’intervention et des unités spécialisées.

Doté d’un budget de plus de 600 M€, l’établissement dispose un Contrat d’objectifs et de performance pour la période 2026-2030 signé par les ministres le 12 décembre 2025, et d’un programme d’intervention pour la période 2026-2030, approuvé lors du Conseil d’administration du 12 mars 2026, qui s’inscrivent notamment dans le cadre des différents plans et stratégies dont s’est dotée la France (stratégie nationale pour la biodiversité, stratégie nationale pour les aires protégées, plan Eau dans les Outre-mer, stratégie nationale bas carbone, plan national d’adaptation au changement climatique, stratégie nationale pour la mer et le littoral, stratégie Ecophyto, plan national santé environnement, etc.) ou du nouveau règlement européen sur la restauration de la nature.

La Direction de la Recherche et Appui Scientifique (DRAS) est l’une des 2 directions nationales « connaissance » de l’OFB (avec la DSUED, direction surveillance évaluation données), en charge de la recherche et de l’expertise sur les espèces, sur les milieux, leurs fonctionnalités et leurs usages, ainsi que sur les risques sanitaires en lien avec la faune sauvage. Elle est composée de 5 services scientifiques et d'un service administratif et financier : 

  • 1. Conservation et gestion durable des espèces exploitées 
  • 2. Conservation et gestion des espèces à enjeux 
  • 3. Santé de la faune et fonctionnement des écosystèmes agricoles 
  • 4. Fonctionnement, préservation et restauration des écosystèmes aquatiques continentaux et marins 
  • 5. Activités humaines, fonctionnement, préservation, & restauration des écosystèmes terrestres 
     

Dans le cadre du programme scientifique et technique de la DRAS, le service Santé Agri conduit et soutient des programmes de recherche sur le fonctionnement des écosystèmes agricoles et en épidémiologie et en écotoxicologie de la santé de la faune et des programmes de surveillance de la faune sauvage.
Dans ce cadre, l’équipe santé de la faune sauvage anime le réseau SAGIR, dispositif national de surveillance sanitaire de la faune sauvage, qui s’intéresse à toutes les maladies quelle que soit leur étiologie (infectieuses, toxiques, etc.) et les enjeux environnementaux, de conservation et gestion des espèces, économique (dangers sanitaires transmissibles aux animaux domestiques) ou/et de santé publique (zoonoses, contaminants de la viande de gibier). Les maladies partagées entre faune sauvage et animaux domestiques font l’objet de programmes ciblés et d’études financées par le ministère de l’Agriculture (SAGIR renforcé). 

Mission

  • Coordonner les surveillances sur les maladies réglementées de la faune sauvage à l’OFB et co-animer le réseau SAGIR ;
  • Apporter appui technique et expertise dans le cadre de gestion de crise sanitaire affectant la faune sauvage ;
  • Initier, conduire et/ou contribuer à des programmes de recherche en épidémiologie de la faune sauvage vis-à-vis de maladies réglementées à l’interface de la faune sauvage, de la faune domestique et de l’Homme ;
  • Valoriser l’expertise acquise en apportant un appui à la définition et la mise en œuvre des politiques publiques relatives à la surveillance, la prévention et la gestion des maladies de la faune sauvage auprès des Ministères, collectivités territoriales et porteurs d’enjeux.

Activités principales

Coordonner les surveillances sur les maladies réglementées de la faune sauvage à l’OFB :

Et co-animer des réseaux de surveillance de la santé de la faune sauvage :

  • Participer à l’animation scientifique du réseau SAGIR ;
  • Assurer un appui diagnostique et la gestion des alertes en lien avec les chargés de recherche animateurs Sagir;
  • Développer des outils transversaux d’animation et de collecte des données pour la surveillance de toutes les maladies réglementées dans Sagir (en lien avec les autres chargés de recherche concernés) ;
  • Assurer un encadrement fonctionnel du ou des agents responsables de la surveillance renforcée de maladies réglementées et coordonner et animer les actions en découlant au sein du réseau SAGIR en lien avec les chargés de recherche animateurs Sagir
  • Coordonner directement les actions d’animation pour d’autres surveillance de maladies réglementées avec ou sans programme renforcé (tuberculose bovine, maladies vectorielles émergentes, …)
  • Assurer un encadrement fonctionnel de l’agent en charge de développer des procédures spécifiques relatives à la biosécurité et la sécurité des agents pour la surveillance des maladies contagieuses.
  • Développer des procédures spécifiques relatives en lien avec autres responsable de projet collecte prélèvements, modalités de recherche de cadavres dans le milieu naturel…).

Apporter appui technique et expertise dans le cadre de gestion de crise sanitaire affectant la faune sauvage :

  • Collaborer avec la conseillère technique en police sanitaire, coordinatrice pour l’OFB ;
  • Contribuer à élaborer et mettre en place les modalités d’organisation en temps de crise, en particulier pour une bonne articulation entre actions de surveillance renforcée et actions de gestion (en lien avec les chargés de recherche animateurs Sagir)
  • Apporter les éléments techniques adaptés à la situation de crise et réaliser des expertises en urgence (en lien avec les chargés de recherche animateurs Sagir)
  • Contribuer à faciliter la bonne diffusion des informations au sein de l’OFB ;
  • Participer aux cellules de crise interne OFB.

Initier, conduire et/ou coordonner des études et recherches en épidémiologie de la faune sauvage, vis-à-vis de maladies réglementées à l’interface de la faune sauvage, de la faune domestique et de l’Homme :

  • Elaborer ou contribuer à l’élaboration les protocoles de recherche avec les partenaires scientifiques et les acteurs techniques sur les facteurs de transmission-propagation-persistance, l’efficacité des mesures de gestion, le développement et l’évaluation de méthodes de surveillance de la faune sauvage. Actuellement les priorités du poste sont relatives à l’étude de la tuberculose bovine dans la faune sauvage incluant le pilotage d’un essai de vaccination des populations de blaireaux et le développement de méthodes innovantes pour la surveillance de la PPA.
  • Encadrer des stagiaires et/ou des doctorants ;
  • Analyser les résultats de la surveillance des maladies suivies.

Activités au sein de la plateforme d’épidémiosurveillance animale (ESA) :

  • Représenter l’OFB au Copil de la plateforme ESA
  • Coordonner scientifiquement le programme de surveillance de la tuberculose dans la faune sauvage (Sylvatub) ;
  • Animer des groupes nationaux d’expertise pour la mise au point de protocoles de surveillance à proposer au gestionnaire (DGAL) (priorités actuelles : tuberculose de la faune sauvage,) ;
  • Contribuer au fonctionnement de la Plateforme d’Epidémiosurveillance en Santé Animale (participation à la Veille Sanitaire Internationale pour les sujets liés à la faune sauvage, membre de 2 groupes thématiques et animateur d’1 groupe thématique) ;

Contribuer à la formation et à la communication :

  • Construire et participer aux formations développées dans le cadre du réseau SAGIR (formation en présentiel et construction de modules d’e-learning).
  • Contribuer à l’animation de la communication interne et externe du réseau (lettre SAGIR), organisation des réunions d’animation, mise à jour du site web…

Expertise, évaluation scientifique :

  • Participer aux travaux de la communauté scientifique nationale et internationale sur les maladies de la faune sauvage
  • Participer à des groupes de travail Anses.

Valorisation et transfert des savoirs scientifiques et techniques :

  • Communiquer et valider les résultats au travers de publications scientifiques dans des revues internationales à comité de lecture ou de présentations dans des colloques internationaux ;
  • Restituer les études et les connaissances acquises au travers de chapitres de livres, d'articles de vulgarisation dans des revues spécialisées, de recommandations techniques, des présentations auprès de gestionnaires (réunions d'informations, colloques thématiques locaux, Copils, CROPSAV…) ;
  • Rapporter et rédiger ou contribuer à des bilans pour les tutelles (Ministère en charge de l’Agriculture).

Vie du service

  • Participer à l’animation scientifique du service et de la cellule santé de la faune sauvage.

Relations liées au poste

Relations internes :

  • Cellule ‘épidémiosurveillance de la faune sauvage’, agents de Santé Agri et des autres services de la DRAS, DPPC (dont la conseillère technique nationale police sanitaire), DSUED, DGD Mob. 
  • Agents des Services Départementaux et Régionaux de l’OFB.

 

Relations externes :

  • Interlocuteurs techniques départementaux et régionaux SAGIR des Fédérations Départementales de Chasseurs, et nationaux de la Fédération Nationale des Chasseurs
  • Laboratoires départementaux d’analyses vétérinaires, laboratoires spécialisés et laboratoires de référence
  • Organismes de recherche (écoles vétérinaires, Anses, MNHN...) en France et à l’international, instituts techniques (ADILVA, SNGTV…),
  • Associations de protection de la nature
  • Vétérinaires libéraux et de parcs zoologiques, Centres de sauvegarde de la faune sauvage
  • Ministères (DGAl et Deb), services déconcentrés et collectivités

Profil recherché

Fonctionnaire de catégorie A ou contractuel détenteur d'un diplôme de niveau Bac+5 (master 2).

Compétences et qualités requises

Connaissances :

  • Connaissances des maladies de la faune sauvage ;
  • Connaissances de la surveillance épidémiologique en réseau ;
  • Connaissances du diagnostic en santé animale et en anatomopathologie ;
  • Connaissances d’outils de communication et de formation ;
  • Connaissances des politiques publiques, des acteurs de la médecine vétérinaire, nationaux ou régionaux ;
  • Méthodologies adaptées et reconnues par la communauté des experts, règles déontologiques encadrant l’activité d’études dans le domaine ;
  • Maîtrise orale et écrite de l’anglais, et le cas échéant, d’une autre langue ;
  • Connaissance et bonne maîtrise des méthodes (plans d’expérience, recueil de données…) et des outils (informatique, outils statistiques, SIG) de base de la recherche scientifique.

Savoir-faire opérationnel :

  • Animation des réseaux de partenaires variés, construction/contribution d’outils de communication et de formation.
  • Gestion administrative
  • Expérience de travail en partenariat avec divers organismes institutionnels, associatifs et gestionnaires ; capacité à dialoguer avec d’autres experts, à prendre en compte leurs critiques et à intégrer des connaissances pluridisciplinaires ;
  • Construire des projets de recherches : enjeux, questions et hypothèses, démarche expérimentale 
  • Maîtrise de la conception de protocoles, du recueil, du traitement et de l’analyse de données ;
  • Aptitude à rédiger des articles scientifiques et de vulgarisation, et plus généralement à transmettre les connaissances produites dans un langage adapté aux différents publics (communauté des pairs, étudiants, médias, institutions, monde de la chasse...), y compris à la communauté scientifique internationale (colloques)
  • Aptitude au travail en équipe et en réseau, management transversal ;
  • Capacité à travailler de façon autonome dans un cadre défini et à rendre compte ;
  • Encadrer des étudiants, y compris des doctorants.

Savoir-être professionnel :

  • Qualité relationnelles, sens de l’écoute et du dialogue ;
  • Autonomie et sens de l’initiative, réactivité,
  • Dynamisme, organisation, rigueur dans le travail, intérêt avéré pour le partage de connaissances et l’animation
  • Capacité à travailler avec des acteurs aux cultures et intérêts divers
  • Permis de conduire B indispensable. 
  • Déplacements fréquents dans toute la France, parfois à l’étranger.
  • Participation à de nombreuses réunions en présentiel ou en visioconférence 
  • Travail occasionnellement de nuit, le week-end et jours fériés

Dépôt de candidature

Pour déposer une candidature, les documents suivants vous seront demandés :

  • CV
  • Lettre de motivation
  • Pour les fonctionnaires uniquement : dernier arrêté de situation administrative
  • Pour les non titulaires : diplôme le plus élevé obtenu

Nous rejoindre, c'est aussi

Rejoindre l’Office français de la biodiversité, c’est aussi bénéficier de nombreux avantages vous garantissant des conditions optimales pour accomplir vos missions :

  • Protection sociale complémentaire obligatoire (sauf cas de dispense), avec participation de l’Office français de la biodiversité de 50% en moyenne.
  • Prise en charge des frais de transport en commun à hauteur de 75% dans la limite de 99 € par mois.
  • Forfait mobilité durable pour les trajets domicile-travail en vélo ou en covoiturage cumulable avec la prise en charge des frais de transports en commun.
  • Indemnité forfaitaire de télétravail : 2,88 € par jour de télétravail dans la limite de 253,44 € par an.
  • Association des personnels proposant des activités sociales, culturelles, sportives et de loisirs, achats groupés (chocolat, produits artisanaux, etc.) à des tarifs attractifs. (NB : 3 mois d’ancienneté requise pour les contractuels). 
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