Positionnement hiérarchique : Sous l’autorité de
Conditions d’emploi : Emploi non permanent de 36 mois à pourvoir soit par un contractuel en contrat de projet* (rémunération selon expérience professionnelle comprise entre3 553€ à 4 211€ bruts selon expérience 5 ans à + 11ans + prime outre mer), soit par un fonctionnaire en détachement sur contrat
* Article L332-24 du code de la fonction publique
L’Office français de la biodiversité (OFB), établissement public placé sous la tutelle des ministres chargés de l’Environnement et de l’Agriculture, a été créé le 1er janvier 2020 par la loi n° 2019-773 du 24 juillet 2019, pour protéger et restaurer la biodiversité.
Conformément à l’article L.131-9 du code de l’environnement, il « contribue, s'agissant des milieux terrestres, aquatiques et marins, à la surveillance, la préservation, la gestion et la restauration de la biodiversité ainsi qu'à la gestion équilibrée et durable de l'eau en coordination avec la politique nationale de lutte contre le réchauffement climatique », grâce au continuum de ses trois grandes missions complémentaires : « Connaître », « Accompagner », « Protéger ».
Pour remplir ses missions, l’OFB compte plus de 3 000 agents, dont plus des deux-tiers agissent sur le terrain dans l’Hexagone et dans les Outre-mer. Il s’appuie sur des équipes pluridisciplinaires : inspecteurs de l’environnement, ingénieurs, experts, spécialistes, vétérinaires, techniciens, personnels scientifiques, techniques et administratifs…
L’établissement est organisé de façon matricielle pour prendre en compte tous les milieux, en transversalité, selon une articulation à trois niveaux :
Doté d’un budget de plus de 600 M€, l’établissement dispose un Contrat d’objectifs et de performance pour la période 2026-2030 signé par les ministres le 12 décembre 2025, et d’un programme d’intervention pour la période 2026-2030, approuvé lors du Conseil d’administration du 12 mars 2026, qui s’inscrivent notamment dans le cadre des différents plans et stratégies dont s’est dotée la France (stratégie nationale pour la biodiversité, stratégie nationale pour les aires protégées, plan Eau dans les Outre-mer, stratégie nationale bas carbone, plan national d’adaptation au changement climatique, stratégie nationale pour la mer et le littoral, stratégie Ecophyto, plan national santé environnement, etc.) ou du nouveau règlement européen sur la restauration de la nature.
Le projet LIFE Rept’island
Dans ce cadre, l’UTCANT est bénéficiaire coordinateur du projet LIFE Rept’Island (LIFE RI) qui vise à améliorer le statut de conservation de sept espèces de reptiles endémiques et menacées d’extinction. Ce projet sera mis en œuvre sur les îles de la Guadeloupe, Saint Martin et Saint Barthélemy par un consortium de 8 bénéficiaires et avec le soutien de 4 partenaires associés. Le budget prévisionnel du projet est supérieur à 10 millions d’euros et est financé à hauteur de 74% par la Commission Européenne à travers l’instrument financier pour l’environnement (LIFE). Il démarrera le 1er septembre 2026 pour une durée totale de 5 ans.
Les actions du LIFE Rept’Island incluent la gestion de vertébrés exotiques sur plusieurs îles, la prévention des introductions d’espèces invasives, la protection renforcée et la restauration active d’habitats ainsi que la recherche et la translocation d’une espèce de couleuvre en danger critique d’extinction. Le projet accorde également une place importante à la sensibilisation des publics, à la diffusion des connaissances, au renforcement des compétences locales et à la réplication des actions de conservation dans d’autres territoires des Antilles.
Mission :
Les espèces bénéficiaires du LIFE RI subissent une forte pression imposée par des vertébrés exotiques en particulier le rat noir, le chat, la poule et la chèvre. Cette pression se matérialise sous la forme de prédations directes ou de dégradation des capacités d’accueil du milieu. Afin d’améliorer le statut de conservation des reptiles bénéficiaires, le workpackage 2 du projet prévoit plusieurs mesures ambitieuses de régulation des vertébrés exotiques.
La personne recrutée sera chargée de mettre en œuvre les actions de gestion des vertébrés exotiques prévues dans le cadre du projet LIFE Rept’island.
Activités principales :
La personne recrutée sera chargée des tâches suivantes :
Pilotage réglementaire et administratif :
• Rédiger les demandes d’autorisations et dérogations nécessaires à la mise en œuvre des actions de gestion des vertébrés exotiques et assurer leur suivi (autorisation auprès des propriétaires fonciers et gestionnaires des espaces naturels, autorisation auprès des services de l’Ėtat (DEAL/DAAF), dérogations au titre du règlement biocide, dérogation espèces protégées).
• Assurer une veille réglementaire et garantir la conformité des interventions.
Gestion des vertébrés exotiques envahissants :
• Coordonner les actions de gestion sur l’ensemble des sites pilotes et garantir la cohérence opérationnelle entre les différents bénéficiaires et partenaires.
• Planifier et mettre en œuvre les opérations de retrait de vertébrés domestiques ensauvagés (chèvres, chats et poules) des milieux naturels protégés et organiser leur placement en accord avec la réglementation en vigueur ;
• Eradiquer le rat noir sur plusieurs îlets protégés ;
• Mettre en œuvre des actions de contrôle des populations de rat noir par piégeage et lutte chimique sur des aires protégées situées au sein d’îles habitées où l’éradication n’est pas envisageable ;
• Assurer la planification logistique des opérations (achats, transport et sécurité) avec les parties prenantes.
Travaux et aménagement :
• Rédiger les cahiers des charges techniques dans le cadre des marchés publics (mise en défens, prestation d’appui technique pour l’éradication des rats, etc),
• Assurer le suivi des prestataires : contrôle de la bonne exécution des travaux, réception des ouvrages et vérification de la conformité aux exigences techniques et environnementales.
Biosécurité :
• Mettre en œuvre, maintenir et améliorer les dispositifs de biosécurité destinés à empêcher les réinvasions ;
• Former et sensibiliser les parties prenantes aux bonnes pratiques (bénéficiaires associés, partenaires associés, opérateurs touristiques)
Suivi écologique, évaluation et reporting :
• Exploiter et analyser les données (base de données, statistiques)
• Evaluer l’efficacité des actions grâce au suivi des abondances de vertébrés exotiques (CMR photographique, abondance relative, …)
• Mettre en œuvre et assurer le suivi des indicateurs de pressions, d’état et de réponse, et des indicateurs de performance liés au WP 2 dans les outils dédiés du Life, en lien avec le coordinateur du projet.
• Rédiger les rapports techniques et scientifiques selon les contraintes calendaires du projet WP2.
Autres activités
• Aider les partenaires du projet à mettre en œuvre des opérations de gestion des vertébrés exotiques (Saint-Barthélemy, Saint-Martin, Guadeloupe)
• Encadrement de stagiaires, volontaires ou agents de terrain
• Participation aux actions de sensibilisation du public et des acteurs locaux
• Animer le comité technique du WP2
• Réaliser une revue bibliographique sur l’impact du biocide sur espèces et milieux, sur les stratégies de gestion des espèces domestiques divagantes.
• Participer à la communication technique
Attendus spécifiques du poste
Au terme du projet, le/la Chargé(e) de mission « gestion des vertébrés exotiques et suivi écologique, projet LIFE Rept’island » du LIFE Rept’island devra avoir réalisé :
• Les rapports annuels 2026 à 2031 ;
• Les rapports d’exécution des opérations de gestion des vertébrés allochtones entreprises dans le cadre du LFE RI ;
• Les rapports de suivi des indicateurs des indicateurs de pressions, d’état et de réponse, et des indicateurs de performance liés au WP 2 dans les outils dédiés du Life.
• Rédiger une revue bibliographique sur l’impact des biocides sur espèces et milieux, sur les stratégies de gestion des espèces domestiques divagantes.
• Mis en œuvre et améliorer les dispositifs de biosécurité destinés à empêcher les réinvasions.
Relations internes :
Relations externes :
Les partenaires associés du LIFE RI :
• Le conservatoire du littoral
• L’Agence Régionale de la Biodiversité des Iles de Guadeloupe
• L’Agence Territoriale de l’Environnement de Saint Barthélemy
• L’Association de Gestion de la Réserve Naturelle de Saint Martin
Les collectivités concernées par le projet : Communes, EPCI, Conseils départementaux et régionaux de la Guadeloupe, Collectivité de Saint Martin ainsi que Collectivité de Saint Barthélemy.
Agence CINEA (European Climate Infrastructure and Environment Executive Agency) de la Commission européenne ; ELMEN (auditeur externe de CINEA) ;
Partenaires européens portant des projets LIFE intégrés similaires.
Niveau de diplôme requis : Bac +5 (Master 2) – Domaine : en écologie
Expérience : 5 ans minimum, avérée en gestion de projet européen, gestion administrative et financière dans la fonction publique.
Maîtrise professionnelle de l’anglais indispensable (échanges avec la Commission européenne et partenaires internationaux).
Connaissances :
Savoir-faire opérationnel :
Savoir-être professionnel :
Travail le weekend et jour férié : Oui
Déplacements : Des déplacements de plusieurs jours sont à prévoir pour rencontrer des partenaires, participer à des évènements et superviser les actions en Guadeloupe, sur les autres îles des Antilles et en Europe.
Pour déposer une candidature, les documents suivants vous seront demandés :
Rejoindre l’Office français de la biodiversité, c’est aussi bénéficier de nombreux avantages vous garantissant des conditions optimales pour accomplir vos missions :