Office français de la biodiversité

Apprentissage - Amélioration des connaissances sur l'évolution des peuplements de bivalves H/F

Référence : 2026/4431
Affectation : Direction régionale Nouvelle Aquitaine
Résidence administrative : Rochefort (17)
Poste à pourvoir le : 01/09/2026
Date limite de candidature : 29/07/2026

Information générale

Positionnement hiérarchique : Sous l’autorité du chef de service ingénierie et de l’encadrement fonctionnel du coordinateur de projets « pêche et cultures marines »

Conditions d’emploi :  contrat d'apprentissage de 12 mois

L’Office français de la biodiversité (OFB), établissement public placé sous la tutelle des ministres chargés de l’Environnement et de l’Agriculture, a été créé le 1er janvier 2020 par la loi n° 2019-773 du 24 juillet 2019, pour protéger et restaurer la biodiversité.

Conformément à l’article L.131-9 du code de l’environnement, il « contribue, s'agissant des milieux terrestres, aquatiques et marins, à la surveillance, la préservation, la gestion et la restauration de la biodiversité ainsi qu'à la gestion équilibrée et durable de l'eau en coordination avec la politique nationale de lutte contre le réchauffement climatique », grâce au continuum de ses trois grandes missions complémentaires : « Connaître », « Accompagner », « Protéger ».

Pour remplir ses missions, l’OFB compte plus de 3 000 agents, dont plus des deux-tiers agissent sur le terrain dans l’Hexagone et dans les Outre-mer. Il s’appuie sur des équipes pluridisciplinaires : inspecteurs de l’environnement, ingénieurs, experts, spécialistes, vétérinaires, techniciens, personnels scientifiques, techniques et administratifs…

L’établissement est organisé de façon matricielle pour prendre en compte tous les milieux, en transversalité, selon une articulation à trois niveaux :

  • une échelle nationale et internationale, où se définit et se pilote la politique de l’OFB (directions et délégations nationales) ; 
  • une échelle régionale, où s’exercent la coordination et la déclinaison territoriale (directions régionales et délégations de façade maritime) ; 
  • des échelons départementaux et locaux de mise en œuvre opérationnelle et spécifique (services départementaux, parcs naturels marins, sanctuaire Agoa, réserves et territoires, etc.), appuyés par des brigades mobiles d’intervention et des unités spécialisées.

Doté d’un budget de plus de 600 M€, l’établissement dispose un Contrat d’objectifs et de performance pour la période 2026-2030 signé par les ministres le 12 décembre 2025, et d’un programme d’intervention pour la période 2026-2030, approuvé lors du Conseil d’administration du 12 mars 2026, qui s’inscrivent notamment dans le cadre des différents plans et stratégies dont s’est dotée la France (stratégie nationale pour la biodiversité, stratégie nationale pour les aires protégées, plan Eau dans les Outre-mer, stratégie nationale bas carbone, plan national d’adaptation au changement climatique, stratégie nationale pour la mer et le littoral, stratégie Ecophyto, plan national santé environnement, etc.) ou du nouveau règlement européen sur la restauration de la nature.

Le Parc naturel marin de l’estuaire de la Gironde et de la mer des Pertuis (PNM EGMP) a été créé en 2015. Il dépend de l’Office français de la biodiversité. Il couvre 6 500 km² d’espace marin sur la façade atlantique, s’étend sur environ 1 000 km de côtes sur trois départements (Vendée, Charente-Maritime, Gironde) et borde 113 communes. Le Parc naturel marin présente un patrimoine naturel riche et diversifié. L’ensemble du périmètre est en site Natura 2000. 
Comme tout parc naturel marin, le Parc naturel marin de l’estuaire de la Gironde et de la mer des Pertuis a pour objectif de contribuer à la connaissance et à la protection du patrimoine naturel marin et au développement durable des activités maritimes. 

Depuis quelques années les suivis des populations de pectinidés (pétoncle et coquille Saint-Jacques) et de palourdes font état de diminution importantes de biomasses (alors que les pressions de prélèvements par pêche sont stables ou en baisse). De même, plusieurs conchyliculteurs observent sur certains sites d’importantes réductions de croissance des coquillages. Un travail d’investigation permettant de mieux comprendre les raisons de ces évolutions est donc initié avec plusieurs partenaires du territoire : structures représentatives des professionnels, scientifiques de l’Ifremer et des universités et centres techniques (CAPENA). C’est dans ce cadre que nous proposons cet apprentissage au Parc pour analyser la situation à partir des données existantes et recommander d’éventuelles acquisitions de connaissances supplémentaires en contribuant à la recherche de financement.

Mission

La mission principale de l’apprenti-e vise la collecte et l’analyse croisée de données existantes concernant d’une part les indicateurs biologiques des populations de bivalves des pertuis charentais et d’autre part les paramètres environnementaux susceptibles de les influencer. Il s’agira de mobiliser les données de suivi de ces populations (densités, biomasses, paramètres biologiques de croissance et mortalité, diversité génétique) et de la qualité de leur environnement (données physico-chimiques de la colonne d’eau et des substrats les accueillant, qualité du bol alimentaire disponible, niveau de contamination, présence de pathogènes, etc.) pour en effectuer une analyse croisée recherchant les éventuelles corrélations et critères à approfondir via une collecte de données supplémentaire. L’acquisition de données supplémentaires passera par le montage d’un projet partenarial et la constitution d’un dossier de demande de financement dédié.

Activités principales

  • Collecte des données biologiques et environnementales existantes depuis plusieurs années dans les bases de données nationales et auprès des partenaires locaux,
  • Participation aux suivis terrain visant la définition des paramètres de croissance et mortalité des populations de palourdes dans le Parc,
  • Analyse croisée des données collectées pour évaluation des liens éventuels entre les différentes tendances observées,
  • Production d’indicateurs permettant d’éclairer les évolutions observées à présenter auprès de l’ensemble des partenaires du projet,
  • Préconisation des suivis et acquisitions de données complémentaires à réaliser (protocoles, fréquences) et de mesures de gestion éventuelle permettant de réduire les tendances négatives observées,
  • Animation du comité de suivi rassemblant l’ensemble des partenaires intéressés en lien avec le coordinateur de projet pêche et cultures marines,

 

Relations liées au poste

Relations internes :

  • Service Opérations du Parc : collaboration étroite pour la réalisation des suivis terrain sur les palourdes
  • Service ingénierie du Parc : en plus du coordinateur de projet pêche et culture marines, les agents en charge des thématiques écosystèmes marin et qualité de l’eau lien terre-mer,
  • Direction du Parc naturel marin et chargée de communication

Relations externes :

  • Partenaires scientifiques (Ifremer, centre technique CAPENA, universités et autres organismes de recherche)
  • Acteurs du territoire concernés par les bivalves (représentants pêcheurs professionnels, représentants de conchyliculteurs, collectivités, gestionnaires de sites, associations naturalistes)
  • Parcs naturels marins du Bassin d’Arcachon dans une perspective de coopération inter-parcs sur la thématique

Compétences et qualités requises

Connaissances :

  • Connaissances en écologie marine (biologie des populations et des bivalves, écologie trophique),
  • Connaissance des méthodes de suivi et de collecte de données en milieu marin,
  • Connaissance des filières pêche et conchyliculture (organisations professionnelles, cadre règlementaire),
  • Notions de droit de l'environnement et des politiques de gestion des espaces marins protégés appréciée

Savoir-faire opérationnel :

  • Maîtrise des outils d'analyse et de traitement de données (SIG, statistiques, bases de données)
  • Aptitude au travail de terrain (sorties sur le littoral)
  • Capacités rédactionnelles et de synthèse

Savoir-être professionnel :

  • Capacité à travailler en équipe pluridisciplinaire et en lien avec des partenaires variés (scientifiques, représentants de pêcheurs, etc.)
  • Autonomie et rigueur dans la collecte et le traitement des données
  • Curiosité scientifique et intérêt marqué pour la biodiversité marine
  • Sens de l'initiative et force de proposition
  • Aisance relationnelle pour l'animation de réseau et les échanges avec les partenaires
  • Engagement pour les enjeux de conservation et de gestion durable

Diplômes – Formation – Expérience :

  • Formation de niveau Master (Bac+4/Bac+5) en écologie, biologie marine, gestion de l'environnement
  • Profil orienté gestion / analyse de données
  • Une première expérience (stage, bénévolat, etc.) en suivi de l’effet de facteurs environnementaux sur une population marine, en gestion d'espaces naturels serait un atout

Conditions d'exercice / sujétions particulières

  • Permis de conduire B requis
  • Télétravail possible à hauteur de 2 jours/semaine suivant convention OFB
  • Travail possible le week-end pour les journées évènementiels à titre exceptionnel

Dépôt de candidature

Pour déposer une candidature, les documents suivants vous seront demandés :

  • CV
  • Lettre de motivation
  • Diplôme le plus élevé obtenu
Postuler
Ce site web utilise des cookies pour la réalisation des statistiques de visites. Ils nous permettent également d'assurer un bon fonctionnement de nos services. En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de ces cookies.
Pour plus d'informations, Lire la politique des cookies >>.