Positionnement hiérarchique : Sous l’autorité du Directeur des relations européennes et internationales.
Conditions d’emploi : Recrutement sur projet de 2 ans à pourvoir ; soit par un contractuel (rémunération selon expérience professionnelle comprise entre 2 399€ et 3 233€ bruts mensuels), soit par un fonctionnaire en détachement sur contrat.
L’Office français de la biodiversité (OFB), établissement public placé sous la tutelle des ministres chargés de l’Environnement et de l’Agriculture, a été créé le 1er janvier 2020 par la loi n° 2019-773 du 24 juillet 2019, pour protéger et restaurer la biodiversité.
Conformément à l’article L.131-9 du code de l’environnement, il « contribue, s'agissant des milieux terrestres, aquatiques et marins, à la surveillance, la préservation, la gestion et la restauration de la biodiversité ainsi qu'à la gestion équilibrée et durable de l'eau en coordination avec la politique nationale de lutte contre le réchauffement climatique », grâce au continuum de ses trois grandes missions complémentaires : « Connaître », « Accompagner », « Protéger ».
Pour remplir ses missions, l’OFB compte plus de 3 000 agents, dont plus des deux-tiers agissent sur le terrain dans l’Hexagone et dans les Outre-mer. Il s’appuie sur des équipes pluridisciplinaires : inspecteurs de l’environnement, ingénieurs, experts, spécialistes, vétérinaires, techniciens, personnels scientifiques, techniques et administratifs…
L’établissement est organisé de façon matricielle pour prendre en compte tous les milieux, en transversalité, selon une articulation à trois niveaux :
Ces missions s’appuient sur la mobilisation d’une expertise interne, à savoir le « réseau international de l’OFB » qui est composé d’une quarantaine de correspondants, et sont réalisées en lien avec d’autres acteurs institutionnels (ministères, opérateurs de l’Etat, universités et organismes de recherche, commission européenne, agences des nations unies) ou de la société civile (ONG, associations, fédérations professionnelles).
À propos de Biodiversa+
Figurant parmi les actions de la stratégie de l'UE pour la biodiversité à l'horizon 2030, le partenariat européen pour sur la biodiversité (Biodiversa+) coordonne des appels à projets de recherche entre États membres de l’UE et pays associés ainsi que des activités à l’interface science-société/politiques publiques. Le partenariat mobilise les autorités environnementales (ministères et agences) en tant que partenaires clés pour la mise en œuvre de la recherche et de l'innovation en matière de biodiversité, aux côtés des ministères de la recherche et des organismes de financement (83 organisations issues de 41 pays). Biodiversa+ a cinq objectifs principaux :
(1) améliorer la surveillance de la biodiversité et des services écosystémiques en Europe (état et tendances) ;
(2) générer des connaissances exploitables pour s'attaquer aux facteurs directs et indirects de la perte de biodiversité ;
(3) élargir et améliorer la base de données probantes, et accélérer le développement et le déploiement à grande échelle de Solutions fondées sur la Nature (SfN) pour relever les défis sociétaux en Europe ;
(4) présenter des arguments économiques en faveur de la conservation et de la restauration de la biodiversité ;
et (5) assurer un soutien scientifique efficace à l'élaboration des politiques en matière de biodiversité en Europe.
À propos de l'IPBES et de son Unité d’appui technique (UAT/TSU) pour la catalyse de la production de nouvelles connaissances
La plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) est un organisme intergouvernemental indépendant créé par les États pour renforcer l'interface entre la science et la politique dans le domaine de la biodiversité et des services écosystémiques. L'IPBES compte actuellement 152 États membres et un grand nombre d'organisations participent également au processus en tant qu'observateurs. Pour mener à bien ses travaux, l'IPBES rassemble des porteurs de connaissances (dont des scientifiques) de haut niveau du monde entier afin de réaliser des évaluations mondiales, régionales, thématiques et méthodologiques de la biodiversité et des contributions de la nature aux populations du monde entier et d'éclairer la prise de décision.
Ces évaluations permettent également d'identifier les lacunes en matière de connaissances, depuis l'état de l'art des connaissances jusqu'aux exigences liées à l'élaboration des politiques. Dans ce contexte, l'IPBES a été mandatée pour i) appuyer les experts des différentes évaluations de l'IPBES dans l'identification des lacunes en matière de connaissances et des informations clés nécessaires à la prise de décision à des échelles appropriées, et ii) catalyser les efforts visant à produire de nouvelles connaissances, en dialogue avec les organisations pertinentes qui soutiennent la production de nouvelles connaissances. L'IPBES est soutenue dans la mise en œuvre de ces objectifs et du plan de travail correspondant par une unité d’appui technique (UAT/TSU). L'UAT est principalement responsable de la mobilisation du Groupe d’experts multidisciplinaire et du Bureau de l’IPBES et de l'organisation de la mise en œuvre de son plan de travail.
Biodiversa+ a l'expérience du processus de production de nouvelles connaissances en réponse aux lacunes de connaissances identifiées et aux besoins politiques et a été sélectionné par l'IPBES en 2024 pour héberger l’UAT dédiée à la « Catalyse de la production de connaissances » dans les bureaux du Ministère de la transition écologique (Commissariat général au développement durable, CGDD) et de l’OFB, à Paris (France). L'UAT soutient l'IPBES dans la mise en œuvre de ses objectifs, c'est-à-dire le soutien à l'identification des lacunes en matière de connaissances et la catalyse de la production de nouvelles connaissances, et du plan de travail connexe.
Les activités de l’IPBES et les principaux résultats, soutenus par cette UAT, sont disponibles à l'adresse suivante : https://www.ipbes.net/knowledge-generation
En étroite collaboration avec le Groupe d’experts multidisciplinaire, le Bureau et le secrétariat de l'IPBES (à Bonn, Allemagne), le ou la chargé.e de programme devra :
- Élaborer des supports de communication pour proposer et présenter des processus lors de réunions d'experts afin de catalyser la production de nouvelles connaissances et données sur la base des lacunes identifiées dans les évaluations de l'IPBES ;
- Suivre et contribuer à la mise en œuvre des processus visant à identifier, collecter et présenter les lacunes et les besoins en matière de connaissances dans les évaluations de l'IPBES, en collaboration avec d'autres UAT et le secrétariat, ainsi qu’en travaillant avec les experts des évaluations ;
- Identifier les principales parties prenantes dans les quatre régions de l’IPBES (en particulier les programmeurs et financeurs de la recherche et les bailleurs de fonds dans le domaine de la biodiversité) et établir des contacts autour des activités proposées pour la prise en compte des besoins en matière de connaissances identifiés dans les évaluations de l'IPBES ;
- Planifier et animer des ateliers physiques et en ligne avec les experts de l'IPBES et les parties prenantes concernées qui programment et financent la recherche sur la biodiversité à l'échelle mondiale, régionale et nationale ;
- Élaborer et mettre en œuvre un plan de suivi permettant d'identifier les effets des travaux de l'IPBES sur la production de connaissances, en collaboration avec le Groupe d’experts multidisciplinaire et le Bureau, et fournir des informations pour les communications de l'IPBES.
- Participer à la gestion administrative et financière de l'UAT et contribuer à la réalisation des exigences formelles en matière de rapports narratifs et financiers.
Le plan de travail de l’UAT, soit les activités du ou de la chargé.e de programme, sera défini annuellement lors de la plénière de l’IPBES. Le programme de travail actuel est celui approuvé lors de la 12e session plénière de l’IPBES (IPBES 12).
Relations internes :
Relations externes :
Niveau de diplôme requis : Master (ou autre diplôme pertinent et expérience professionnelle pertinente) en gestion, politique ou science, si possible en rapport avec le thème de la biodiversité et des écosystèmes et avec des compétences démontrées dans la compréhension de l'interface science-société/politique (en particulier en matière de lacunes de connaissances) et de la collaboration internationale ;
D'excellentes compétences en matière de communication (y compris digitale) et de rédaction en anglais sont indispensables :
Sens de l'organisation :
Compétences humaines :
Pour déposer une candidature, les documents suivants vous seront demandés :