Positionnement hiérarchique : Sous l’autorité de Pierre Defos du Rau et Thierry Tormos.
Conditions d’emploi : Recrutement sur projet à pourvoir pour une durée de 27 mois , du 1er juin 2026 au 31 août 2028 ; soit par un contractuel (rémunération selon expérience professionnelle comprise entre 2 399 € et 3 134 € bruts mensuels), soit par un fonctionnaire en détachement sur contrat.
Créé le 1er janvier 2020, l’Office français de la biodiversité (OFB) est un établissement public administratif dédié à la sauvegarde de la biodiversité sous la tutelle des ministres chargés de l’environnement et de l’agriculture. Doté d’un budget de plus de 600 millions d’euros (budget initial 2024), il s’appuie sur l’expertise de plus de 3 000 agents, dont une grande partie agit sur le terrain avec, notamment, 1 700 inspecteurs de l’environnement.
L’établissement est au cœur de l’action pour la préservation du vivant dans les milieux aquatiques, terrestres et marins, tant en métropole que dans les Outre-mer. Les équipes interviennent chaque jour pour lutter contre l’érosion de la biodiversité face aux pressions exercées par la destruction et la fragmentation des milieux naturels, les multiples pollutions, la surexploitation des ressources naturelles, les conséquences du changement climatique, l’introduction d’espèces exotiques envahissantes.
A ce titre, l’OFB est responsable de 5 missions complémentaires :
A l’OFB, rejoignez un environnement de travail stimulant aux côtés de collègues passionnés avec une grande diversité de métiers et un esprit partenarial et d’ouverture.
Description de la direction, du service et de l’équipe :
La Direction de la Recherche et de l’Appui Scientifique (DRAS) est l’une des deux directions « connaissance » de l’OFB, en charge de la recherche et de l’expertise sur les espèces, les milieux, leurs fonctionnalités et leurs usages, ainsi que sur les risques sanitaires en lien avec la faune sauvage. Ses missions s’inscrivent dans un cadre général d’appui scientifique et technique aux politiques publiques, et de transfert et valorisation vers les porteurs d’enjeux, les instances déconcentrées de l’Etat, les usagers de la nature, dans un cadre de mobilisation et sensibilisation aux enjeux de biodiversité.
Composé de 11 chargé.e.s de recherche, 11 technicien.ne.s de recherche, en général une vingtaine de jeunes étudiant.e.s, services civiques et contractuel.le.s, et appuyé par une assistante administrative et financière en plus du présent poste, le service « Conservation et gestion durable des espèces exploitées » étudie et travaille à une utilisation raisonnée des mammifères, oiseaux, poissons et plantes. L’équipe construit un collectif de travail soudé, avec le sentiment de produire un travail utile à la protection de la biodiversité et à la société.
Chef de service : Matthieu Guillemain (https://www.researchgate.net/profile/Matthieu-Guillemain)
Cheffe de service adjointe : Maryline Pellerin (https://www.researchgate.net/profile/Maryline-Pellerin)
Quelques mots qui définissent notre équipe : curiosité, créativité, bienveillance, entraide, détermination, enthousiasme, efficacité, fiabilité, rigueur, flexibilité, honnêteté, inclusivité, sens du service public, ouverture.
Contexte : Les zones humides d’Afrique du Nord et du Sahel sont le siège d’importantes activités économiques, agricoles et pastorales. Elles contribuent ainsi à soutenir les moyens de subsistance de millions de personnes. Les zones humides stockent du carbone, retiennent les eaux douces et en améliorent la qualité. Considérées comme les écosystèmes les plus riches et les plus productifs de la région, elles abritent une riche biodiversité, en particulier des millions d’oiseaux d’eau, dont des migrateurs paléarctiques (hivernant en Afrique mais se reproduisant plus au nord sous des latitudes tempérées ou boréales d’Eurasie) mais également, de nombreuses espèces afro-tropicales. Cependant, le changement climatique, les aménagements hydrauliques et l’exploitation intensive des ressources naturelles, notamment la pression importante de l’agriculture (riziculture intensive, maraîchage) et la forte compétition pour l’usage de l’eau, mettent en péril ces zones humides. L’Observatoire des Zones Humides Méditerranéennes (OZHM) estime que près de la moitié des habitats humides naturels ont disparu depuis les années 1970 au sein de cette région. Une des principales causes de ce déclin rapide serait leur perte directe, avec leur conversion vers d’autres formes d’usage des sols.
Ces changements radicaux d’habitats de zones humides d’Afrique du Nord et du Sahel ont potentiellement un impact majeur sur les populations d’oiseaux d’eau migratrices qui y transitent ou stationnent.
Face à cette situation, il est important d’investiguer le déterminisme de l’état de santé de ces populations d’oiseaux d’eau en Méditerranée et au Sahel et d’analyser l’impact des tendances de leurs habitats naturels. C’est dans ce contexte que l’OFB, dans le cadre d’un contrat de service avec la Commission Européenne, souhaite développer un ambitieux programme de suivi rétrospectif de ces zones humides d’Afrique du Nord et du Sahel, basé sur les outils et technologies d’Observation de la Terre (OT). Parallèlement, de nouvelles approches d’analyse des images satellitaires ont prouvé leur capacité à extraire de l’information pertinente. Principalement basées sur des méthodes d’apprentissage profond (Deep Learning) et pour les plus récentes sur le transfert de domaine. Elles permettent, par exemple, d’appliquer des modèles, appris sur une zone donnée, sur d’autres zones pour lesquelles il existe peu ou pas de données d’apprentissage.
La mission consistera à collecter, compiler et analyser des images satellites pour un large échantillon de zones humides d'Afrique du Nord et du Sahel disposant de données de surveillance des oiseaux d'eau (IWC) pour les années récentes et précédentes. Le/La chargé.e de recherche travaillera en collaboration avec Wetlands International et l'Unité de Soutien technique (UST) à l'AEWA (basée à la Tour du Valat) afin d’identifier pour toutes les données IWC rendues disponibles par le biais d'un accord avec chaque pays contributeur de données, les couches de prédicteurs collectées par télédétection pour l’ensemble des zones humides correspondantes. L'objectif du/de la chargé.e de recherche sera de fournir des données prêtes à l'emploi et un soutien méthodologique et scientifique à une future analyse évaluant le potentiel de la télédétection des habitats en tant que prédicteur des tailles (et donc des tendances) des populations d'oiseaux d'eau dans la moitié nord de l'Afrique. Ceci contribuera à la compréhension de l’importance et de la variabilité de la fraction des populations d'oiseaux migratrices qui hivernent en Afrique.
Télédétection d’un grand nombre de zones humides d’Afrique du Nord et du Sahel et analyses statistiques des liens entre typologie des habitats et densités d’oiseaux d’eau.
Attendus spécifiques du poste de chargé de recherche en télédétection (h/f)
A échéance du contrat, le/la chargé.e de recherche devra avoir réalisé :
- Appropriation des données IWC d’Afrique du Nord et du Sahel des 30 dernières années
- Localisation des zones humides correspondantes à ces données IWC actuelles et historiques
- Cartographie par télédétection de ces zones humides actuelles et historiques avec extraction des prédicteurs d’habitats associés (NDVI, superficies, etc…)
- Vérification et validation des données d’habitats cartographiées
- Identification statistique des prédicteurs écologiques (issus des couches de données d’habitats) des couches de données IWC d’oiseaux d’eau
- Prendre en main et contribuer à compléter la base de données de l’UST sur les Dénombrements Internationaux d’Oiseaux d’Eau (IWC) d’Afrique du Nord et du Sahel ;
- Proposer une sélection d’indicateurs écologiques pertinents pour les zones humides africaines en lien avec cette base de données ;
- Extraire ces indicateurs pour un très vaste échantillon actuel et historique de zones humides d’Afrique du Nord et du Sahel ;
- Extraire, si possible et pertinent, des informations pertinentes sur l’état et les tendances de ces zones humides suivies, leurs fonctions, ainsi que les principales pressions qu’elles subissent ;
- Proposer, développer et appliquer des protocoles de validation de ces résultats cartographiques ;
- Le cas échéant, automatiser, le plus possible, les chaines de traitement et les intégrer dans les protocoles de suivi de l’UST, notamment en lien avec les indicateurs spatialisés ;
- Contribuer, au développement et à la gestion des bases de données spatialisées de l’UST (indicateurs de suivi des zones humides) ;
- Contribuer à la rédaction des rapports techniques et autres productions scientifiques issus des différents projets dans lesquels il/elle sera impliqué(e), en particulier le contrat de service « NADEG2 » avec la Commission Européenne ;
- Co-encadrer un M2 d’écologie statistique le cas échéant ;
- Faire des présentations scientifiques dans différentes enceintes dont colloques.
Relations internes :
Relations externes :
Niveau de diplôme souhaité : Vous disposez à minima d’un diplôme de niveau bac + 5 (Master, Mastère) ou d’un Doctorat en télédétection/géomatique avec une bonne expertise en informatique,
- Vous avez un fort intérêt pour la biologie de la conservation,
- Vous disposez d’une expérience de 3 ans en télédétection et géomatique.
Connaissances :
Constitueraient des atouts :
Savoir-faire opérationnel :
Savoir-être professionnel :
Précisions sur le cadre de travail : Poste de travail à la Tour du Valat, dans un cadre bienveillant proche du hameau du Sambuc en pleine Camargue. Bureaux situés dans un espace naturel protégé (Réserve Naturelle Régionale) avec possibilité de participer à des activités scientifiques et de découverte de la nature sur le terrain. Le.la candidat.e sera de préférence motorisé.e, mais pourra aussi profiter de la desserte chaque jour par les transports en commun (bus départemental depuis le centre-ville d’Arles et navette gratuite mise en place par la Tour du Valat). Parking auto et vélo pour les employés, possibilité de bénéficier des avantages du CE de la Tour du Valat (activités socio-culturelles, cours de yoga le mardi, achats des produits agricoles bio du domaine, etc).
Télétravail possible, après une période d'appropriation du poste : 2 jours par semaine maximum la première année (3 maximum ensuite), jour de présentiel obligatoire au sein de l’implantation le jeudi.
Pour plus d’information sur cette offre d’emploi, vous pouvez contacter :
Pierre DEFOS du RAU : pierre.defosdurau@ofb.gouv.fr / 06.25.03.22.11.
Matthieu GUILLEMAIN : matthieu.guillemain@ofb.gouv.fr / 06.27.32.71.88.
Pour déposer une candidature, les documents suivants vous seront demandés :
Rejoindre l’Office français de la biodiversité, c’est aussi bénéficier de nombreux avantages vous garantissant des conditions optimales pour accomplir vos missions :