Office français de la biodiversité

CDD - Ingénieur développement d'indicateurs sur la pollinisation H/F

Référence : 2022/388
Affectation : Direction surveillance, évaluation, données
Catégorie : A
Résidence administrative : Paris (75)
Date limite de candidature : 15/10/2022

Information générale

Positionnement hiérarchique : Sous l’autorité de la directrice de Vigie-Nature et sous la coordination fonctionnelle du Directeur scientifique de Vigie-Nature

Conditions d’emploi : Recrutement de 10 mois sur  projet à pourvoir à compter du 01/12/2022  par un contractuel (rémunération selon expérience professionnelle comprise entre 2 051 € et 3 114 € bruts mensuels).

L’Office français de la biodiversité (OFB), établissement public placé sous la tutelle des ministres chargés de l’Environnement et de l’Agriculture, a été créé le 1er janvier 2020 par la loi n° 2019-773 du 24 juillet 2019, pour protéger et restaurer la biodiversité.

Conformément à l’article L.131-9 du code de l’environnement, il « contribue, s'agissant des milieux terrestres, aquatiques et marins, à la surveillance, la préservation, la gestion et la restauration de la biodiversité ainsi qu'à la gestion équilibrée et durable de l'eau en coordination avec la politique nationale de lutte contre le réchauffement climatique », grâce au continuum de ses trois grandes missions complémentaires : « Connaître », « Accompagner », « Protéger ».

Pour remplir ses missions, l’OFB compte plus de 3 000 agents, dont plus des deux-tiers agissent sur le terrain dans l’Hexagone et dans les Outre-mer. Il s’appuie sur des équipes pluridisciplinaires : inspecteurs de l’environnement, ingénieurs, experts, spécialistes, vétérinaires, techniciens, personnels scientifiques, techniques et administratifs…

L’établissement est organisé de façon matricielle pour prendre en compte tous les milieux, en transversalité, selon une articulation à trois niveaux :

  • une échelle nationale et internationale, où se définit et se pilote la politique de l’OFB (directions et délégations nationales) ; 
  • une échelle régionale, où s’exercent la coordination et la déclinaison territoriale (directions régionales et délégations de façade maritime) ; 
  • des échelons départementaux et locaux de mise en œuvre opérationnelle et spécifique (services départementaux, parcs naturels marins, sanctuaire Agoa, réserves et territoires, etc.), appuyés par des brigades mobiles d’intervention et des unités spécialisées.

Doté d’un budget de plus de 600 M€, l’établissement dispose un Contrat d’objectifs et de performance pour la période 2026-2030 signé par les ministres le 12 décembre 2025, et d’un programme d’intervention pour la période 2026-2030, approuvé lors du Conseil d’administration du 12 mars 2026, qui s’inscrivent notamment dans le cadre des différents plans et stratégies dont s’est dotée la France (stratégie nationale pour la biodiversité, stratégie nationale pour les aires protégées, plan Eau dans les Outre-mer, stratégie nationale bas carbone, plan national d’adaptation au changement climatique, stratégie nationale pour la mer et le littoral, stratégie Ecophyto, plan national santé environnement, etc.) ou du nouveau règlement européen sur la restauration de la nature.

La production d‘indicateurs de l’état de la biodiversité et des changements spatio-temporels de cette biodiversité est un enjeu majeur pour pouvoir informer les citoyens, alimenter et évaluer les politiques environnementales.

Le Muséum national d’Histoire naturelle produit de tels indicateurs à partir de données issues de programmes de science participative du Muséum et de l’OFB. Ces programmes s’appuient sur des réseaux de volontaires pour récolter des données standardisées de présence et d’abondance de divers groupes animaux et végétaux au travers du territoire français. Ces programmes de suivi sont regroupés au sein de Vigie-Nature (www.vigienature.fr).

Les pollinisateurs sont un groupe emblématique tant par leur rôle dans le fonctionnement des écosystèmes et la production agricole que par les menaces qui pèsent sur lui. Le devenir des pollinisateurs est devenu au cours de la dernière décennie un enjeu de conservation à la fois auprès du grand public (importante couverture médiatique), des politiques (PNA France terre de pollinisateurs et Plan pollinisateurs à venir) et de la communauté des chercheurs (GDR Pollineco). Malgré cette convergence d’intérêt, il n’existe pas à ce jour pas d’indicateurs permettant de suivre au cours du temps l’état des communautés de pollinisateurs en France.

Le programme Suivi Photographique des Insectes Pollinisateurs (SPIPOLL) est un observatoire de Vigie-Nature lancé en 2010 par le MNHN et l’Office pour les Insectes et leur Environnement. Ce programme a permis de récolter près de 600 000 photos d’interactions entre des invertébrés floricoles et des plantes. Les données de ce programme ont pour l’instant été analysées en effectuant des comparaisons spatiales (Deguines et al. 2012, 2016 ; Desaegher et al. 2018). Avec maintenant 11 ans de recul, il est possible d'envisager d'effectuer des analyses temporelles.

Cette production d’indicateurs sur la pollinisation répond à plusieurs enjeux et demandes :

- Au Plan d’Action en faveur des Pollinisateurs et de la pollinisation, lancé en 2021 par les ministères de la Transition écologique et de l’Agriculture et de l’Alimentation. Action 1.3 de l’axe 1 « Analyser l’impact des changements globaux des activités humaines et des risques sanitaires sur les pollinisateurs sauvages et domestiques ».

- A la Stratégie nationale de la biodiversité 2011-2020 et plus particulièrement à l’Orientation stratégique F – « Développer, partager et valoriser les connaissances », F/18 « Développer la recherche, organiser et pérenniser la production, l’analyse, le partage et la diffusion des connaissances » et F/19 « Améliorer l’expertise afin de renforcer la capacité à anticiper et à agir en s’appuyant sur toutes les connaissances »

- Au Plan Biodiversité, à l’axe 5 « Connaître, éduquer, former » mais aussi à l’évaluation des Axes 1, 2, 3 et 6

- A l’élaboration de nouveaux d’indicateurs pour l’Observatoire National de la Biodiversité.

 

Attendus spécifiques du poste d’ingénieur développement et mise à jour d’indicateurs sur la pollinisation

A échéance de la fin du projet, l’ingénieur développement d’indicateur sur la pollinisation devra avoir :

  • Fait une revue des différentes approches statistiques possibles en s’appuyant sur l’expérience des membres du CESCO
  • Testé celles pressenties comme étant les plus pertinentes en termes de robustesse, de faisabilité et d’écologie
  • Etablit une première proposition d’indicateur à soumettre au groupe d’experts de l’ONB et de la Surveillance Terrestre

Mission

Objectif général : Dans la continuité des indicateurs existants, cette mission a pour objectif de développer un indicateur temporel des pollinisateurs de France métropolitaine en se basant sur les données récoltées par le SPIPOLL. Il conviendra d'estimer, à l’échelle nationale, les tendances de population des espèces qui sont suivies par le SPIPOLL (56 coléoptères, 160 lépidoptères, 28 hyménoptères, 30 Diptères) et pour lesquels nous disposons de suffisamment de données. Des analyses préliminaires effectuées suggèrent que pour de nombreuses espèces, des dynamiques cycliques avec des périodes de plusieurs années sont à l’œuvre ce qui impliquera le développement de méthodologies spécifiques pour en évaluer les tendances.

Ces missions seront effectuées en étroite collaboration avec le groupe de travail “indicateurs” de Vigie-Nature, constitué de naturalistes et d’écologues spécialistes de ces groupes, ainsi que de statisticiens. 

Activités principales

Il s’agira de tester les différentes approches statistiques pressenties afin de sélectionner la plus robuste. Une participation aux réflexions du groupe « indicateurs » de Vigie Nature est de plus attendue ainsi qu’une participation à la diffusion des résultats auprès de différents publics.

Relations liées au poste

Relations internes :

  • l’équipe Vigie-Nature ;
  • autres équipes  de l’unité Patrinat et du Centre d’Ecologie et des sciences de la Conservation (CESCO)

 

 

Relations externes :

  • groupe d’experts de l’ONB ;
  • équipe du projet Surveillance Terrestre

Profil recherché

Niveau de diplôme minimum requis : Bac+3

Diplôme de niveau Bac+5 souhaité spécialisé en Bio-informatique, écologie, statistique

Forte expérience en programmation sous R

Compétences et qualités requises

Connaissances :

  • Langage R, bases de données (sql, postgres), modèles mixtes généralisés ;
  • Connaissances générales en écologie

 

Savoir-faire opérationnel :

  • Écouter et synthétiser ;
  • Maîtriser l’anglais professionnel

 

Savoir-être professionnel :

  • Excellentes capacités relationnelles, aptitude à travailler en équipe ;
  • Capacités d’organisation ;
  • Capacités rédactionnelles

Conditions d'exercice / sujétions particulières

Télétravail possible

Dépôt de candidature

Pour déposer une candidature, les documents suivants vous seront demandés :

  • CV
  • Lettre de motivation
  • Pour les fonctionnaires uniquement : dernier arrêté de situation administrative
  • Pour les non titulaires : diplôme le plus élevé obtenu

Pour toute question supplémentaire, s’adresser à Grégoire Loïs gregoire.lois@mnhn.fr et Anne Dozieres anne.dozieres@mnhn.fr

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